Urgence d’un front patriotique commun !

NON AUX STRATEGIES KABILIENNES DE POURISSEMENT !

CCE : Déclaration de circonstance

  

Maintenir l’imposture par la confusion et le chaos !

 

Bien chers compatriotes, chaque jour qui passe, nous assistons, presque impuissants, à l’enlisement et au pourrissement de la situation tant sociale que sécuritaire dans notre pays, œuvre des stratagèmes du pouvoir kabiliste aux abois, qui n’a plus que l’instauration du chaos comme branche de salut. Car, Kabila et sa bande, pêcheurs impénitents en eaux troubles, mis à nu par une ribambelle d’accords et de textes légaux qu’ils ne cessent de piétiner, ne peuvent survivre que dans la confusion.

 

C’est cela qu’ils essaient de faire à travers tout le pays, espérant ainsi rendre impossible la tenue des élections et maintenir l’imposture à la tête de notre pays pour le plus grand malheur de notre peuple ; en garantissant la jouissance d’une poignée d’aventuriers qui ont fait de la politique leur gagne-pain au détriment de notre destin commun.

 

Exigence d’affronter la terreur et de surmonter la psychose

 

La Convention des Congolais l’Etranger, CCE en sigle, condamne avec la dernière énergie toutes les tentatives de ce pouvoir de la mort qui, après avoir gouverné par défi, veut maintenant régner par la psychose et la terreur. A notre peuple de ne pas céder aux montages grotesques de Kabila et de ses thuriféraires. Car, lui seul détient la clé de la solution en chassant la peur afin de mettre hors d'état de nuire Kabila et sa bande, acteurs principaux de nos malheurs.

 

La CCE rappelle, ici, la teneur de sa déclaration à l’occasion du 57ème anniversaire de l’accession de notre pays à son indépendance ; déclaration qui persiste et signe que Kabila n’est plus un interlocuteur crédible dans la résolution de la crise congolaise, dans la mesure où c’est lui-même l’incarnation du mal et, de ce fait, continuer à le considérer comme président, au regard des faits dont il s’est rendu coupable, c’est se rendre complice de la misère interminable de notre peuple.

 

Impérative coalition tous azimuts pour bannir à jamais Kabila de la vie nationale

 

Eu égard à ce qui précède, il appartient à toutes les forces vives de la nation, toutes tendances confondues, restées encore fidèles à l’idéal d’un Congo fort et prospère, de se mobiliser pour anéantir Kabila, procéder à une transition pacifique qui conduise aux élections crédibles. Ce qui ne se fera jamais avec ce pouvoir de mensonge, de corruption et d’imposture. Et là, les sorties en ballons d’essai des sbires de Kabila du genre de M. Nanga, qui se permet d’outrepasser ses prérogatives en renvoyant sine die les élections, ne sont que des épiphénomènes, conséquences logiques d’une stratégie de pourrissement. C’est donc au responsable de toute cette orchestration macabre qui est Kabila que toutes les énergies nationales positives doivent se diriger afin de le bannir à jamais de la vie nationale ; car, aucune nation au monde ne saurait accepter une telle injuste descente aux enfers.

 

Prendre garde au piège d’un énième dialogue politique !

 

La CCE encourage l’épiscopat congolais à continuer son combat en faveur du peuple en l’organisant et en l’accompagnant dans sa lutte pour la survie de la nation. Aussi, lançons-nous une sévère mise en garde à la hiérarchie de l’Eglise catholique. Certains milieux font état d’une énième stratégie de Kabila qui consisterait à revenir vers les évêques pour une sorte d’un autre dialogue avec la vraie opposition, notamment le Rassemblement dirigé par Félix Tshisekedi. Si cela s’avérait vrai, il serait inconcevable, après tant d’humiliations de la part de Kabila, après tant de meurtres, après avoir montré son manque de respect envers tout le peuple, qu’il soit encore permis à Kabila une autre ruse. Accepter ou cautionner cela n’équivaudrait ni plus ni moins qu'à une trahison dont la naïveté se retournerait contre les évêques. Et cette fois-ci, à la place d’une humiliation, c’est physiquement que l’apprenti dictateur s’en prendrait aux évêques. M. Kabila l’a démontré, il ne respecte rien, ni personne, et la vie du Congolais n’a aucune valeur à ses yeux. Un tel homme mérite d’être écarté par tous les moyens par la coalition patriotique.

 

Urgence d’un front patriotique commun !

 

D’ailleurs la CCE en appelle de tous ses vœux à cette coalition patriotique. En effet, lors de son dernier passage sur les ondes de la radio Vatican, Mgr Fridolin Ambongo, archevêque de Mbadaka Bikoro et vice-président de la CENCO, a souligné ceci : « dans la classe politique, heureusement, on retrouve encore quelques-uns qui se distinguent. Malheureusement leur voix ne se fait pas entendre. » Eh bien, pour que cette voix s’entende, et parce que vous connaissez ces politiciens qui se battent encore pour sauver la nation en péril, il est temps de faire une coalition patriotique avec ces politiciens dont parle Mgr Ambomgo. Au nom de quoi Kabila doit coaliser avec des consciences tordues comme celle de Marini Bodo pour maintenir le peuple dans la misère ; mais qu’en revanche les consciences patriotiques lucides ne puissent pas se réunir pour sauver le pays ? « Rester au milieu du village » est une stratégie pour minoriser l’Eglise catholique et ainsi rendre ses efforts inefficaces dans la lutte nationale. L’heure est venue de prendre la ferme résolution de se battre pour la nation. On le doit aux pères et martyrs de l’indépendance, autant qu’aux générations futures.

 

Et donc, parce que seule la lutte libère, et que l’espoir est permis, à notre peuple de se tenir debout de se battre pour sa survie et celle de sa progéniture.

 

Que vive le géant Congo de Lumumba libéré !

 

Fait à Genève, le mercredi 19 juillet 2017

 

Pour la Convention des Congolais l’Etranger (CCE),

 

 

      le 1er Vice-président                                                                             la Présidente
Ferdinand ILUNGA NKONKO                                                               Séverine TSHIMINI MBUYI