HOLOCAUSTE planifié au Kassaï !

 

Massacre de la population civile au Kasaï

en République Démocratique du Congo (Ex-Zaïre)

 

Communiqué de presse

 

Nous, membres de la diaspora congolaise, réunis au sein de la Convention des Congolais de l’Etranger (CCE), exprimons par la présente note vive indignation face aux massacres qui sont en train de se perpétrer partout au Congo et plus particulièrement et dernièrement dans la région du Grand Kasaï. En effet, les forces armées congolaises, envoyées par le Gouvernement de Monsieur Kabila, président de la RD Congo dont le mandat est déjà échu le 19 décembre 2016, avec la complicité de la MONUSCO dont la présence est inutile, s’en prennent à la population civile et tuent indistinctement : hommes, femmes, enfants et vieillards, sous prétexte que la population cacherait les miliciens locaux de Kamuena Nsapu. Du nom d’un chef coutumier tué l’an passé par les forces de M. Kabila et dont la population (de Kamuena Nsapu) se révolte maintenant contre le pouvoir de M. Kabila suite à l’assassinat sans motif de leur chef detribu.

 

Il n’y a pas si longtemps, au mois de décembre dernier, une vidéo avait largement circulé sur la toile montrant des soldats de l’armée congolaise, envoyés par M. Kabila, en train de tuer des villageois non armés de Mwanza Lomba, dans la localité de Bena Tshikasu dans le Kasaï Central. À la suite de ce carnage, on a dénombré plusieurs charniers, 7 au total. La violence ne s’est pas arrêtée là. Elle s’est répandue à travers les nombreuses provinces du Grand Kasaï où la population est présentement victime des assassinats et des viols par les éléments des forces de l’ordre qui sont normalement, bien au contraire, sensés laprotéger.

 

À cet effet, une équipe de deux enquêteurs de l’ONU a été dépêchée sur place où il s’est avéré qu’il y avait en fait une opération semblable à un HOLOCAUSTE planifié qui est encore en cours. Car, l'on a fini par découvrir, selon les déclarations de José Maria Aranaz, Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), plus de 23 fosses communes. Pour étouffer ce plan macabre, les forces de M. Kabila ont tué les deux enquêteurs de l’ONU (un Américain Michael Sharp et une Suédoise Zaida Catalàn) avec leurs accompagnateurs locaux.

 

Depuis les derniers trois à quatre jours, la violence est perpétrée à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï central. Les éléments de force de l’ordre de M. Kabila, mélangés à la milice Bakata Kata de Gédéon Kyungu, ancien rebelle et recherché de la CPI, sèment véritablement la terreur. Ils perquisitionnent chaque maison dans la commune de Nganza à la recherche de jeunes gens dont l’âge est compris entre 10 et 30 ans pour les tuer sans pitié et sans aucune raison. Les rescapés ont tous fui et se cachent en brousse où ils n’ont aucun moyen de subsistance.

 

Nous lançons un vibrant appel à la communauté internationale et à toute personne éprise de paix et de bonne volonté d’intervenir le plus vite possible pour faire cesser cette barbarie, ces massacres qui peuvent être qualifiés de HOLOCAUSTE car dans le Grand Kasaï ces tueries visent la seule tribu des « Luba/Lulua » à laquelle a appartenu Monsieur Etienne Tshisekedi (décédé le 1erfévrier 2017) qui fut le grand opposant historique de l’Impérialisme, des pouvoirs dictatoriaux de Mobutu, de Kabila et toute sa clique.

 

En ce soir du 9 Avril 2017, plus de 300 militaires rwandais (identifiés) partis de Kamina sont arrivés dans Mbuji-Mayi pour mater et tuer sauvagement la population désarmée et continuer cet holocauste que monde ne veut entendre.

 

Nous invitons particulièrement le gouvernement Helvétique à faire pression auprès de

M. Kabila et son gouvernement pour qu’une enquête URGENTE et indépendante puisse être menée afin de trouver les responsables de ce carnage qui va à l’encontre de toute règle en matière des droits humains et du respect de la dignité et de l’intégrité physique de toutepersonne.

 

Ainsi fait à Genève, le 10 avril 2017

 

Au nom Convention des Congolais de l’Etranger (CCE),

 

 

                                                                               la Présidente
                                                                 Séverine Tshimini Mbuyi

 

 

 

P.S. Ci-après quelques liens en rapport avec le sujet :

http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/securite/les-fosses-communes-passent-de-7-23-au-kasai-selon- lonu#sthash.lEFMVCB4.dpuf

http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/securite/violences-au-kasai-leglise-catholique-demande-aux- autorites-de-mettre