Lettre ouverte à la diaspora congolaise

 

Lettre ouverte à la diaspora congolaise

 

 

Bien chers Compatriotes,
Très chers Amis,

Riche en divers laboratoires d’élaboration politique sur la situation de sa mère-patrie, comment la diaspora congolaise peut-elle contribuer aujourd’hui à sortir la République Démocratique du Congo (RDC) de la plus grave et la plus aiguë des crises socio-politiques qu’elle n’a jamais connues ? En fait, de quelle crise s’agit-il réellement ?

 

En effet, depuis le 20 décembre 2016, la Constitution du pays a été mise en veilleuse au profit d’un accord politique mal négocié et très mal élaboré, dont la légitimité reste sujette à caution, la teneur bien contestable et l’application horriblement incertaine. En reconduisant un chef d’Etat, en fin mandat et quasi unanimement rejeté par le peuple, dans un douteux processus de transition, les acteurs de l’Accord de la Saint-Sylvestre prétendaient éviter au peuple un bain de sang aux effroyables proportions. Or, de nouveaux massacres, sûrement ourdis pour déstabiliser le pays et justifier le statu quo, se multiplient et le peuple est toujours rigoureusement assiégé et tenu en laisse. Comble de l’ironie, le glissement redouté a été agréé pour toutes les institutions honnies et échues du régime détesté avec leur impérium respectif. Pis encore, la part disproportionnée allouée au régime dans le gouvernement de transition hypothèque l’harmonie,  la collégialité et la gouvernance transitoire. Les excessives enchères désormais brandies par le régime face à l’« Arrangement particulier », montrent à suffisance sa mauvaise foi et sa quête du statu quo. Même appliqué, avec le premier ministre issu du Rassemblement, l’Accord de la Saint-Sylvestre est bien loin de garantir la sortie de crise, voire la simple tenue des élections, encore moins des élections crédibles.

 

Face aux relents d’arrogance que d’ignobles collabos, tels que Mende, semblent retrouver et l'agressivité qu'ils affichent à nouveau, il y a dans la conjoncture internationale actuelle des recettes à exploiter pour sortir sûrement le Congo de ces turpitudes. Le laboratoire politique de la Convention des Congolais de l’Etranger, CCE en sigle, en a élaboré deux. Sa Commission scientifique souhaite les soumettre à l’appréciation de toute la diaspora en espérant, pour être plus efficaces, qu’elles soient portées par un grand nombre. Convaincue que du choc des idées peuvent jaillir de sublimes illuminations, la CCE mise en outre sur le débat contradictoire, non seulement pour démontrer la pertinence de ses  stratégies ; mais également pour permettre à d’autres de les amender, éventuellement d’y adhérer, de les compléter, d’imaginer et  d’exposer à un large public leurs propres alternatives ; qu’ils croient propices pour débloquer la situation politique et sortir le pays de la crise.

 

Ce grand débat contradictoire a été agendé au samedi 8 avril 2017. Quiconque veut prendre la parole à cette tribune, est d’ores et déjà invité à s’annoncer par e-mail à la Commission scientifique de la CCE en envoyant le titre de son exposé et un résumé d’une page à l’adresse suivante : scientifique@convention-congolais-etranger.ch.

 

Le lieu et l’ordre du jour suivent après coup.

 

Au nom de la Convention des Congolais de l’Etranger (CCE),

 

                                                                                                         la Présidente
                                                                                               Séverine Tshimini Mbuyi