Une stratégie pour contraindre les usurpateurs à libérer les institutions congolaises

Pouvoir et institutions parallèles pour contrer les usurpateurs à libérer l’administration congolaise

 

A la suite de la manifestation du 17 décembre 2016 à la Place des Nations - la mieux réussie en Suisse depuis une belle lurette - destinée à présenter à Joseph Kabila le carton rouge et lui signifier la fin de l’usurpation, les responsables ont tenu à se concerter en cellule restreinte autour de la Présidente de la Convention des Congolais de l’Etranger (CCE). Analysant d’abord la situation de l’heure, après débat nourri et profond, la cellule fait le constat suivant :

  • à part la Constitution et le souverain primaire, aucune autre institution n’est plus à même de se prévaloir de la moindre légitimité ni légalité au Congo après le 19 décembre 2016 ;

  • corrompu et largement désavoué par le souverain primaire, le régime Kabila à extirper ;

  • dépouillés de légitimité et aussi de toute légalité désormais, les titulaires sortants des institutions ne peuvent prétendre au moindre rôle dans la transition politique ainsi ouverte ;

  • à situation exceptionnelle, un régime spécial s’impose pour cette transition : ce régime est alors à concevoir en référence à l’histoire et dans la finesse de la stratégie politique.

 

Prenant en compte la complexité politique de la conjoncture et la dangerosité générale de la situation, la cellule propose une stratégie de suite articulée autour des points focaux suivants :

  • pouvoir et institutions symboliques comme moyens de contrer et défaire le régime sortant ;

  • « Front commun » des forces de changement pour organiser, autour du Rassemblement et du Front pour le Respect de la Constitution, ce pouvoir et ces institutions parallèles ;

  • des mesures urgentes et concrètes pour asseoir ce pouvoir et ces institutions parallèles :

    • définir le mandat de la transition : organisation des élections crédibles ;

    • désigner par consensus l’autorité politique de transition ;

    • une Chambre parlementaire unique dont les membres seraient issus du « Front commun » et individuellement élus par lui ;

    • un Gouvernement de salut public dont les animateurs seraient également issus du « Front commun » et individuellement élus par lui ;

    • une nouvelle Commission Électorale Nationale Indépendante dont les membres seraient aussi tous issus du « Front commun » et individuellement élus par lui ;

    • la liquidation transitoire du Conseil constitutionnel jusqu’à nouvel avis ;

    • la désignation des nouveaux chefs de mission diplomatique dans les principaux pays partenaires du Congo afin de canaliser le dynamisme de la diaspora.

 

Pour cette dernière mesure, la cellule estime impérieux de prévenir les germes de division en laissant aux communautés congolaises respectives dans leurs différents pays d’accueil de se réunir pour se choisir démocratiquement leurs représentants et les proposer au « Front commun » pour une nomination en bonne et due forme.

 

Fait à Genève, le samedi 17 décembre 2016

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