Kabila au pouvoir après le 19 décembre 2016 constituerait la plus flagrante des violations de la constitution et une amère trahison !

 Kabila au pouvoir après le 19 décembre 2016 constituerait la plus flagrante des violations de la constitution et une amère trahison !

Après l’avoir usurpé par moult pirouettes perfides et de douteuses victoires électorales, Kabila et son équipe n’ont jamais caché leur dessein de conserver égoïstement le pouvoir. Dialogues et négociations politiques ont toujours été des appâts tendus aux opposants politiques, en échange de postes et d'argent, pour cautionner l’illégalité de manière rocambolesque. Aujourd’hui, tout rejette du pouvoir cette kleptocratie responsable de la clochardisation de larges masses populaires, de leur soumission à un ordre arbitraire et de la prédation dont Joseph Kabila est la clé de voûte. Quand on connaît l’aboutissement des concertations politiques de 2013 et du dialogue « inclusif » d’octobre 2016, pourquoi s’impliquer, une fois de plus, dans la quête d’un accord politique qui ne ferait que le jeu de ceux qui ont organisé l'impossibilité de tenir les élections dans les délais constitutionnels et, corrélativement, le fait accompli ?

 

Vu l'hyper-concentration des pouvoirs sur sa seule personne, reconduire Kabila à la Présidence, même pour la plus courte des transitions, reviendrait à s’exposer à d’autres machiavéliques artifices à même d’empirer davantage une situation déjà affreusement exécrable. L’heure a sonné de se débarrasser de cette bande des malfaiteurs quel qu’en soit le prix. Quel que soit le médiateur, toute négociation qui viserait à remettre Kabila en scelle après le 19 décembre 2016 constituerait non seulement la plus flagrante des violations de la constitution, mais aussi la trahison de tous les martyrs sacrifiés pour la démocratie, l’Etat de droit et l’alternance. La détermination des mouvements citoyens au Sénégal contre Wade et au Burkina contre Compaoré a démontré combien les Africains sont désormais passionnés par l’intransigeance démocratique et la jeunesse, plus spécifiquement, a une claire conscience du rôle historique qu’elle entend jouer. Au Congo aussi, nombreux sont prêts au sacrifice et tout accord visant le partage des postes ne les empêchera pas de descendre dans les rues le 19 décembre 2016.

 

Dès lors, tout arrangement politique de dernière minute retardant le départ de Kabila sera vécu comme un déni de justice, comme une nouvelle trahison du peuple martyrisé. Peut-être que certains chercheraient-ils, de bonne foi, à éviter ce qu'ici et là on tend à considérer comme le scénario du pire. Mais il n’y aura plus pire scénario que les barbaries et humiliations que cette clique a déjà imposées aux Congolais. Dans la situation actuelle du pays, difficile d’imaginer pire scénario que valider encore la stratégie du fait accompli, de la menace par la force ou du chantage au chaos pour leur laisser encore le pouvoir sans base légale, ni consentement populaire quand on sait désormais à quoi celui-ci sert pour cette clique des prédateurs. Faut-il une prime à la médiocratie ? Aux inepties ? A la kleptocratie ? Dorénavant inévitable parce que les malfaiteurs au pouvoir l’ont imposé, le « glissement » peut se faire sans eux. Sinon, il est temps que le peuple lui-même se prenne en charge quoiqu’il en coûte. Donc, le 19 décembre 2016 où qu’il soit, chaque Congolais digne de ce nom doit vivre l’hymne national, se mettre debout, se mobiliser et apporter sa part à la quête de la souveraineté.

 

                                                    Sentiments patriotiques !
                                                    Lwakale Mubengay BAFWA