Face à la nomination de Badibanga, la réaction du Collectif 1912


Nomination de Samy Badibanga est un non-événement et une provocation

Déclaration du Collectif 1912

 

 Bien chers compatriotes, comme vous le savez, le Congo, notre cher et précieux don collectif, s’enfonce de jour en jour dans le gouffre que Mr Kabila nous a créé dans une tentative désespérée de déjouer l’histoire et d’hypothéquer notre destin commun.

 

Après son monologue dans un camp militaire, qui a tenté de lui assurer la pérennité à la tête de notre pays, après avoir tenté de se faire adouber par les plus grands immoraux des dictateurs africains en Angola, Mr le président de la mort a une fois de plus défié notre peuple dans une allocution pleine d’arrogance et d’irresponsabilité en date du 15 novembre, devant une bande d’infiltrés, de sous hommes inconscients et de corrompus aveuglés par les seuls intérêts égoïstes. Le peuple répondra à cette déclaration de guerre avec l’énergie et la détermination qui s’imposent.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, en lieu et place d’une recherche réelle de cohésion et du respect de la Constitution, l’apprenti sorcier Kabila, dont les récentes invectives péremptoires n’ont pour seul effet que le courroux de la population, s’illustre par une autre fuite en avant.

 

Nous avons tous appris, non sans dégout, la nomination, par Kabila d’un nouveau dindon de la farce, en la personne du très contesté Samy Badibanga au poste creux de premier ministre, à 32 jours de la fin de son deuxième et dernier mandat.

 

Cette énième provocation de ce pouvoir crépusculaire, est un soubresaut du désespoir par lequel la kabilie, en ajoutant l’opprobre à la confusion, cherche à gagner du temps et à brouiller les pistes, distrayant ainsi le peuple, tout en sacrant l’inconstance et le vagabondage politiques comme mode d’action au Congo.

 

Voilà pourquoi, le Collectif 1912, fidèle à sa mission créatrice, celle de contraindre Mr Kabila au départ, au plus tard le 19 décembre 2016, à minuit, déclare ce qui suit :

 

  1. Nous mettons en garde Mr Kabila, dont les turpitudes, l’entêtement et la tentative de passage en force constituent un piège dans lequel il se renferme lui-même, de sorte que, désormais, tout ce qui pourrait lui arriver ne saurait être imputé à aucun congolais, à aucune couche de notre nation. Car, nul ne saurait diriger tout un peuple contre sa volonté ;

 

  1. Aussi, le Collectif 1912 rejette-t-il avec la dernière énergie la ridicule nomination vespérale d’un nouveau garçon de course dont le peuple ne reconnaîtra jamais ni le pouvoir, ni la légitimité ; que le mandant lui-même n’a pas. Par conséquent, dans les affaires courantes qu’il expédie, ses faits et gestes n’engagent pas la nation congolaise. S’il accepte sa nomination et adhère à l’escroquerie, Mr Badibanga ne sera qu’un imposteur de plus dans la maison Congo et devra être traité en tant que tel avec tout le mépris réservé aux opportunistes, aux traîtres et aux vagabonds spécialistes de la politique du ventre ;

 

  1. Que notre peuple ne se sente concerné ni de loin, ni de près par les manœuvres dilatoires de Mr Kabila ; qui va bientôt répondre devant la Nation et devant l’Histoire pour avoir mis délibérément la Patrie en danger, voulant tirer au maximum profit du chaos qu’il crée et entretient lui-même ;

 

  1. Parce que seul un peuple conscient de son histoire peut changer son sort, nous demandons à notre peuple de se tenir debout, de se lever comme un seul homme, aussi bien dans la diaspora comme au pays, pour faire échec à Kabila et à ses thuriféraires ; qui nous croient naïfs et sans patriotisme. Dès ce 19 novembre, bravons la peur et allons présenter un deuxième carton jaune à la Kabilie avec le Rassemblement, la seule force qui se bat avec et pour le peuple afin que Kabila soit définitivement mis hors d’état de nuire.

 

L’heure est arrivée, où nous, vaillant peuple congolais, nous devons jouer le rôle libérateur qui correspond à la grandeur de notre nation.

 

Que vive le Congo libre !

Que vive le peuple souverain !

 

Fait à Neuchâtel / Suisse, ce vendredi 18 novembre 2016

 

 

Au nom du Collectif 1912,

 

                                                                                 le Porte-parole
                                                                            Ferdinand Ilunga Nkonko