Colloque de Bruxelles : Communiqué de presse

 

Dans le cadre de la mobilisation citoyenne de la diaspora congolaise de partout, la CCE (Convention des Congolais de l’Étranger) est entrain de relever un défi de taille, à savoir celui de faire de notre diaspora une force crédible et efficace, capable de s'unir, s'organiser dans le noble but de prendre sa part active dans la lutte pour la libération intégrale de la nation congolaise, notre chère et unique patrie.

 

C'est dans ce cadre qu'elle a organisé du 12 au 13 décembre 2015, un colloque en Belgique, à Bruxelles. Convoquée pour passer au crible les défis de l'année fatidique 2016 et voir comment éviter coups d’États dictatures récurrents chez nous que nourrit le vagabondage politique autrement appelé politique de la « mangeoire », la diaspora congolaise a répondue présente en nombre dépassant les prévisions des organisateurs, fait remarquablement digne pour être souligné.

 

Plusieurs tendances représentatives de la diaspora congolaise ont pris part à ces travaux, activistes des droits de l'homme, acteurs politiques, membres de la société civile, combattants, jeunes activistes, membres des ONG, des amis de la cause congolaise etc., venus de la Suisse, de l'Allemagne, des États Unis, de la France, et même du Congo lointain sans oublier ceux en masse venus de la Belgique, le pays hôte.

 

De toutes les conférences de haut vol, de tous les débats riches et enrichissants, il est ressorti que seuls le renoncement au profit personnel, à l'argent facile, à l'égoïsme et aux injustices structurelles qui engendrent l'égocentrisme et le repli régionaliste ; la prise en compte du caractère sacré de la nation comme bien précieux qui mérite protection et préservation dans l'abnégation et l'esprit de sacrifice ; la revitalisation adéquate de la réalité juridique, culturelle et sociale, sont les facteurs qui peuvent, tant que faire se peut, éviter que le pays ne finisse dans un gouffre profond et conjurer l’irréversible chaos annoncé pour 2016 quand le pouvoir actuel aura décidé d’entraîner le peuple dans une voie sans issue par l'absence des élections et le non-respect de la constitution.

 

Pour y parvenir, les participants ont, sans surprise, évoqué la nécessité de la volonté politique. Cela passe par la vigilance de notre peuple, le jeu démocratique joué sans agendas cachés de la part de tous les acteurs politiques, mais aussi et surtout par une société civile digne de ce nom, consciente de sa mission de relais et de formation de l'opinion publique en vue d'éclairer le peuple et de l'amener à assumer son destin.

 

Pareil combat, et dans le contexte de la tragédie congolaise qui n'a pas fini son décompte macabre avec le lot de misère et de malheurs imposés au peuple, exige la participation consciente et conscientisante d'une diaspora organisée, unie et forte. Telle est l'objectif louable que s'est assigné la CCE, pour lequel certains de ses membres bravent tempêtes et tornades, arpentent montagnes et collines, consentent des sacrifices indescriptibles pour que triomphe la cause nationale au sein de la diaspora, mais surtout que des simples paroles, accusations, vérités et contrevérités, la diaspora congolaise, toutes tendances confondues, arrive à parler d'une même voix afin d'être utilement audible.

 

C'est dans ce souci d'efficacité qu'il faut comprendre les résolutions du colloque Bruxelles que Pasteur Simon Pierre Tshitungu wa Kapinga a brillamment soumises à l'adoption et dont Madame Gisèle Madaila ainsi que Monsieur Hervé Kiana Nsiabar ont été chargés de la mise en application. Souffrez que, pour des raisons de stratégies que nous ne vous livrions ici que les grandes orientations de ces résolutions, notamment la création de deux cellules de suivi : l´une chargée du suivi technique des élections à tous les niveaux en République Démocratique du Congo, et l´autre chargée du suivi de l´évolution du débat sur le dialogue politique prétendu inclusif. L´intégration de la représentation de la Convention des Congolais de l´Étranger (CCE) au sein de la Commission  Électorale Nationale Indépendante (CENI). La création d´une cellule chargée de faire accéder la CCE aux futures institutions du pays. La création d´une cellule chargée de promouvoir la CCE comme interlocutrice auprès des institutions internationales.

La création d´une commission permanente chargée du suivi (mise en œuvre) des résolutions de nos colloques. Cette commission sera tenue de faire régulièrement rapport aux responsables de la CCE et ces derniers, à leur tour, devront informer les membres. La création d´un organe chargé de collecter des fonds dans la diaspora en vue de la réalisation et/ou du financement des projets ou structures fédératives en RDC. La proposition de l´organisation des primaires pour tous les candidats présidentiables de la diaspora afin qu’un seul porte officiellement nos couleurs, bénéficient plus rationnellement des moyens que nous comptons mobiliser à cet effet et défendent avec efficience nos aspirations. L´élaboration d´une liste des compétences (sorte de banque des données) des membres de la CCE. L´organisation d´une journée d´étude ou de travail avec les corporations professionnelles de la diaspora. L´élaboration et la signature des cahiers de charge à faire signer aux présidentiables qui passent par la tribune de débat  de la CCE ainsi que la création d´une structure chargée d´entrer en relation avec les autres structures fédératives existantes au sein de la diaspora.

 

Tout cela témoigne de la combativité et de la détermination qui a animé tous les participants à ce colloque, exprimant leur ferme volonté, l'indéfectible engagement à œuvrer pour que 2016 soit l'année de la libération du Congo. C'est l'esprit de Bruxelles qui a été coulé sous forme de ce qu'il convient désormais d'appeler la déclaration de Bruxelles lue par Monsieur Ferdinand Ilunga NKONKO, premier vice-président de la CCE et membre de la commission politique. On peut y accéder en suivant ce lien ( http://www.convention-congolais-etranger.ch/423516662 ). Après quelques annonces par le Maître de cérémonies, Monsieur Pat PATOMA, et parce qu'il avait prononcé le mot de bienvenue, à l'ouverture des travaux, le sénateur Belge d'origine congolaise, Bertin MAMPAKA, a prononcé le mot qui a annoncé la fin de nos travaux. C'est donc dans une brève allocution empreinte de solennité et d'émotion que la Présidente de la CCE, Madame Séverine TSHIMINI MBUYI a procédé aux remerciements de tous les participants et à la clôture des travaux aux environs de 20h00.

 

C'est heureux et fiers d'un devoir patriotique accompli et dans la bonne ambiance que se sont séparés les participants ; convaincus que le plus dur ne fait que commencer, avec la ferme résolution que seul un peuple conscient de son histoire peut changer son sort.

 

C'est ici le lieu de remercier tous ceux qui, de loin ou de près ont, contribué au succès de ce colloque. Tous ceux connus ou inconnus, héros de scène ou de l'ombre qui se sont dérangés pour réunir les compatriotes et parler de la cause nationale. Restons unis ; car la nation est en danger.

 

Que vive le Congo notre pays !

Que vive son peuple !

Que vive la CCE !

Fait à Genève, le 29 décembre 2015

 

 

Ferdinand ILUNGA NKONKO                                                          Séverine TSHIMIN MBUYI

1er Vice-Président de la CCE                                                                      Présidente

Membre de la Commission politique