Du 24 novembre 1965 au 24 novembre 2015, cinquante ans jour pour jour que le colonel Mobutu Joseph perpétrait un coup d’Etat aux conséquences immenses pour le Congo. Quel est l'impact de ce coup de force pour le pays ? Quels en sont les tenants et les aboutissants et pour quels enjeux ? Quels rapprochements peut-on entre ce qui se passa dans le Congo de l'époque avec ce qui s'y dessine d'aujourd'hui ?

Ni la crise de légitimité de l’Etat qui empoisonne la vie politique, ni l’extrême violence sociale qui décime les populations locales (conflits, pauvreté, etc.) n’ont rabougri le jardin congolais. En écoutant Anicet Mobe, on a le sentiment que la violence et la loi des armes ont façonné notre culture politique en République Démocratique du Congo et que ce sont les gestionnaires de la violence qui dirigent le Congo. Les élites congolaises sont discréditées, Anicet Mobe compte sur les engagements intellectuels des étudiants et des universitaires qui acceptent de nouer une alliance de classe privilégiée avec les masses pour redorer le blason de la République Démocratique du Congo terni. Avec le massacre des étudiants, Kinshasa a connu aussi son "Mai 68" et son "Tiennamen", il est important de s'en souvenir...