Quel apport de la diaspora à la présidentielle de 2016 ?

Communique de presse

 

 

 

 

 

Le pire ennemi d'un peuple, loin d'être la pauvreté, la maladie ou la mort que l’homme doit combattre, c'est le fatalisme ; lorsqu’il se réfugie dans une obscure doctrine, le prédéterminisme, selon lequel les causes du cours des événements sont indépendantes de la volonté humaine. En acceptant avec passivité et résignation les événements, le peuple se rend complice de toutes les dérives autocratiques qui ne sont que la négation de la grandeur humaine, de sa propre dignité.

 

C'est pour prendre sa part active dans la lutte pour un Congo souverain, démocratisé, prospère et stable, que la Convention des Congolais de l’Étranger, CCE en sigle, convie tous les patriotes épris de sens de l’honneur, de vaillance, de bon sens, de vérité et de paix, ainsi que tous les amis du Congo, auColloque de Bruxellesdu 12 au 13 décembre 2015, au Passage 44, sis Boulevard du Jardin Botanique 44, 1000 Bruxelles. La teneur et l’ampleur du programme ci-joint se conjuguent à la valeur et la diversité des intervenants rigoureusement choisis pour faire de ces retrouvailles patriotiques au seuil d’une année, qui s’annonce déterminante, un grand moment de réflexion et de méditation sur le devenir du Congo que Lumumba souhaitait grandiose.

 

Le défi !

 

En se penchant sur les défis de 2016, année de tous les enjeux et de tous les dangers au regard de ce qui se profile à l'horizon dans notre pays, la CCE se projette avec combativité et lucidité pour infléchir le cours des événements vers un avenir plus radieux et glorieux. Si l'objectif principal et ultime est posé en termes de question - comment mettre fin à la « mangeoire » ? - le travail préalable consiste à un état de la situation, à discerner avec autant de perspicacité que possible, non seulement les enjeux et les tares congolaises en présence, mais également toutes les perspectives à même de stopper la spirale des faillites et malheurs pour amorcer le processus efficace de réappropriation intelligente de la souveraineté nationale et de la gestion autonome et patriotique du pays.

 

Le défi ne se résume-t-il pas dans l'argumentaire introduisant l’événement ! « La ''mangeoire'' est une stratégie politique d’extraversion. En tant que l’une des matrices du néocolonialisme, elle consiste à éliminer des patriotes et des nationalistes pour mettre au pouvoir des personnes intellectuellement limitées et obsédées par l’accumulation domestique du pouvoir et des avantages matériels. Ensuite, des moyens militaires, politiques et financiers conséquents sont mis à leur disposition pour qu’elles triomphent des rivaux et consolident une position locale d’incontournabilité. La naïveté consiste à compter plus que de raison sur les commanditaires de cette supercherie pour sa liquidation. »

 

Les perspectives et la finalité ?

 

En effet, la flamme de liberté et d’honneur, allumée et portée vaillamment par les pères de l'Indépendance, prit l'eau avec l'élimination de Lumumba et de ses compagnons de lutte pour se noyer dans diverses turpitudes qu’entretiennent moult faces de trahisons et de collaboration jusqu’à ce jour. Si la dictature de Mobutu a été unanimement décriée, les immenses espoirs nés de sa chute se sont vite estompés et mués en une rude tyrannie qu’aventuriers de tout bord, anciens et néo-mobutistes entretiennent sans le moindre état d’âme. Le Congo, pris allègrement en otage par la cupidité et le manque de discernement de ses propres fils, appelle à sa délivrance.

 

Un tel appel s’adresse surtout à ceux qui ont assez de perspicacité pour comprendre la complexité du combat et l’urgence de se rassembler pour conjurer de viles luttes intestines, bannir des accusations gratuites, s’opposer à des anathèmes arbitraires et combattre des diabolisations non fondées qui n’ont de cesse que de diviser les Congolais, briser la cohésion et affaiblir notre nécessaire front patriotique. Face à l’actuelle classe politique congolaise dont la corruption, les inepties et la médiocrité ont dépassé tout entendement, pourquoi  la diaspora ne constituerait-elle pas une alternative ? Pourquoi la diaspora congolaise n’ambitionnerait-elle pas de porter ses propres candidats aux échéances électorales avenir, notamment à la présidentielle de 2016 ?

 

Le contenu et le déploiement

 

Entretemps, les Congolais continuent pourtant à se diviser jusqu'à l'infini par des querelles de clocher, à s’entredéchirer pour des brimborions, des colifichets à coups d'injures, des vérités et des contrevérités. Alors que leur nation est en grave danger, ils discutaillent gaîment sans vision, ni perspective. La crise est pourtant bien aiguë ; ainsi qu'en témoignent les signaux, plus qu'alarmants, qui nous arrivent du pays ; hypothéquant gravement l'avenir de tout un peuple. Le moment n’est-il alors qu’idéalement choisi par le régime en fin de règne pour aviver l’imbroglio en appelant à un dialogue politique aux contours mal définis ; qu’il faut alors entendre comme un nouveau rendez-vous de partage de pouvoir et de ses prérogatives ; à la manière des vautours autour d’un butin. Face à cette énième épouvantable apocalypse et affligeante épreuve allègrement imposée à un peuple exsangue, le Colloque de Bruxelles s’énonce comme l’indispensable occasion et espace de réflexion, de débat contradictoire pour aiguiser le discernement de chacun et de méditation en profondeur et en commun pour sonder les remèdes à prodiguer à ce grand malade qu'est le Congo. Car, les défis de 2016 ne sauraient laisser la diaspora ni indifférente, ni divisée.

 

Conçus selon le schéma de regards croisés, c’est-à-dire, avec au moins deux intervenants pour chaque sujet traité, les exposés liminaires s'articuleront en deux grands mouvements épistémologiques. D'abord l'identification des piliers et des stratégies indigènes de conquête de pouvoir et, ensuite, le dépistage des facteurs et des stratégies endogènes de résistance ou de réappropriation du destin national. D’où l’incidence de l’émission : « Heure de vérité avec les présidentiables congolais de 2016 », point d’orgue des assises, invitant ceux de la diaspora, qui le peuvent, de prétendre aussi à la magistrature suprême et de décliner leurs projets de société ou les grandes lignes en termes de vision politique de ce qu'ils comptent faire une fois à la tête du Congo. Rigoureusement choisis, les autres conférenciers sont tous spécialistes dans leurs domaines d’intervention. Mais sans être de simples intellectuels, ils sont imprégnés de la réalité dramatique congolaise qu'ils diagnostiquent avec maîtrise et amour en vue d’un Congo fort. A la CCE, nous restons attachés aux échanges en regards croisés non pas par idéologie, mais parce que, vu l’importance des sujets et les divergences qu’ils génèrent, nous voulons tirer de chaque thème le maximum de profit possible. Pour chaque thème retenu, trois intervenants différents devront confronter leurs approches.

 

C'est donc dans l'intérêt supérieur de la nation, avec abnégation, combativité et détermination que toutes et tous, Congolaises et Congolais ou simples amis et sympathisants du martyr peuple congolais, sont invités à ce grand rendez-vous dont la seule coïncidence dans le temps fait déjà événement. Il s'agit de confronter les points de vue afin de ne pas subir les événements et de sauver le Congo en péril. Et l'on dira avec Roosevelt, « pire que de n'avoir pas réussi, c'est de n'avoir jamais essayé ».

 

Que vive le Congo et son peuple ! Que vive la CCE à qui nous souhaitons longue vie !

 

Fait à Fribourg le 01.12.2015

Ferdinand ILUNGA NKONKO/ 1er Vice-président de la CCE

 

Vidéo sur Passage 44, cadre d’accueil du Colloque de Bruxelles
https://www.youtube.com/watch?v=MlSZDPWZQkA

 

07.12.2015

... Le Colloque de Bruxelles en engage la réflexion et amorce le processus de détermination de l’apport, tant en idées qu’en matériel et potentiel candidat de la diaspora à la présidentielle de 2016