A propos du découpage territorial en RDC !

Face aux enjeux de la mondialisation, la décentralisation ramera le Congo dans l’impasse. En France, on est plutôt en train de réduire le nombre de ses provinces et les autorités ont mis deux ans de préparation avant de passer à l’acte. Alors que le monde avance, le Congo ne fait que reculer

Du glorieux héritage à l’imbécilisation

 

Quel bilan après 55 ans de l’indépendance du Congo?

Quelles perspectives ?

 

Luxembourg,  du 11 au 12 juillet 2015

     

 

1ere séance :

 

De la riche colonie Belge à l’un des pays les plus pauvres du monde

Par Dr Aurore Kinduelo, médecin généralice à Combs-la-Ville (France)

  

Madame Kinduelo a basé sa présentation sur le thème de la santé en Afrique en général et en RD Congo en particulier. Selon elle, le problème de santé est le même dans tous les pays africains.

 

Elle a souligné que ‘le trafic de la santé est le plus grand fléau au Congo.

Ce trafic se fait vers l’Afrique du Sud, l’Inde et l’Europe.

 

Partout en Afrique et en RD Congo en particulier, toutes les maladies viennent de l’environnement et de l’assainissement.  Dans tous les pays, un seul ministre est à la tête de la santé et l’environnement. Malheureusement ces deux domaines sont les plus abandonnés constate t-elle. L’environnement est chaotique au Congo.  Pour le bien être psychique et l’harmonie du corps, il faut que l’environnement dans lequel l’on vit soit sain.

 

Dans ses recherches, elle avait approché le ministre congolais de la santé pour recueillir des informations concernant le budget de la santé en RD Congo.  Il n’existe pas de budget réel pour la santé en RD Congo, lui répondit le ministre.

 

Comment sortir de l’impasse se demande-t-elle. Pour y parvenir,  elle propose de suivre le modèle chinois dont elle cite quelques exemples. 

Elle conclut en ces termes :

La valeur de l’homme c’est dans les échanges et la recherche !

 

 

2eme séance

 

Impact des facteurs culturels sur l’évolution de la société congolaise

Par Ferdinand Ilunga, Philosophe et Théologien

 

Monsieur Ilunga  a commencé sa présentation en citant une célèbre phrase de Desmond Tutu : ….

 

1.     Définition de la culture

 

"La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié"….

 

Pour sa part, monsieur Ilunga préfère la définition de l’UNESCO :

 "«La culture, dans son sens le plus large est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.»

 

-         Existe-t-il une hiérarchie de culture ?

-         Existe-t-il un peuple culturellement destiné à réussir ?

 

Non, il n’y a pas de suprématie de races..

 

2.     Spécificité de la culture africaine (subsaharienne)

 

La culture subsaharienne est caractérisée par les quatre éléments suivants :

-         la joie de vivre

-         la solidarité

-         le sens religieux

-         le dialogue

 

·       Les aspects religieux

 

Les congolais devraient éviter que la joie ne devienne une euphorie qui cache les soucis et les inquiétudes.

 

Que la solidarité ne se transforme pas en une forme d’exploitation des uns par les autres.

 

Monsieur Ilunga fait référence à Monsieur Kamana qui a parlé du christianisme de « l’imbécilisation ».

 

Le religieux dans le drame de la société congolaise :

 

Trois témoins :

 

1.      Les églises traditionnelles

2.      Les églises historiques

3.      Les églises de réveil

 

Il a brièvement parlé de Simon Kimbangu et son action anticolonialiste, en insistant sur sa dernière prophétie dans laquelle il parle de sa prochaine humiliation corporelle et de sa personne spirituelle.

 

Qu’avons-nous fait de cet héritage 55 ans après ?

 

Ce mouvement a été vidé de cette prophétie.  Le conférencier a fait allusion aux fils du prophète Kimbangu qui s’étaient lancés dans la lutte pour le pouvoir.

 

-         L’Eglise catholique, Protestante et l’Islam entretiennent des relations ambiguës avec le pouvoir. Pourtant, dans le temps, l’Eglise catholique était le défenseur du peuple. Les missionnaires s’étaient toujours battues pour le bien de la population congolaise (référence faite au feu Cardinale Malula).

 

            Le conférencier appelle cette Eglise à faire plus.

 

            Les Eglises dites de réveil

 

-         Les gens s’y rendent pour un renouveau charismatique

-         Pour trouver une prospérité matérielle

 

            Malheureusement ces Eglises professent un Dieu qui viendra faire des miracles    au lieu d’inviter les gens à travailler. Le conférencier invite ces Eglises à     pratiquer une théologie responsable et une philosophie de destin.

 

Conclusion

 

Plusieurs compatriotes ont trahis les idées des pères de l’indépendance.

Tous les congolais doivent adopter le sens du devoir de mémoire et de résistance.

 

 

4eme séance

 

Décentralisation territorio-administrative en cours en RDC,
un atout ou une impasse?

 

1ere partie :  Mr. Kerwin Mayizo, journaliste RFI

 

 

Bilan de ce que l’Etat congolais a fait : Il a défailli tout simplement.

 

Le conférencier se pose la question suivante: Peut-on faire une décentralisation dans un Etat en faillite ?

 

Diagnostic de l’Etat congolais pour le 15 dernières années

 

Monsieur Kabila est arrivé au pouvoir par un coup d’état. Les élections ont eu lieu après, à la grande satisfaction des acteurs internationaux car ils ont à la tête du Congo la personne qu’ils ont souhaitée.  Par contre, la population a dénoncé la tricherie. C’est Monsieur Bemba qui a gagné ces élections.

 

En 2011, les élections ont été caractérisées par des intimidations sous toutes les formes. Les résultats étaient frauduleux.  Le président et le parlement  étaient illégaux.

 

Conséquences :

-         bradage des matières premières

-         le Congo est colonisé par la communauté internationale. Dans un pays souverain, il n’y a jamais d’autre pouvoir au-dessus du président, s’exclame t-il,

-         le pays a perdu une grande partie de son territoire : une Partie de Kahemba est spoliée par l’Angola.  En Ituri, l’Uganda  se comporte en maître sur un territoire conçu, à Kisangani, deux armées étrangères s’y battent et le gouvernement ne fait rien.

 

 

 

Concernant la population :

-          il est présentement difficile de distinguer qui est congolais et qui ne l’est pas. Il faut faire urgemment un recensement.

-         le système de santé est déplorable

-         l’éducation est catastrophique.

 

Nous demandons à l’Etat de récupérer les territoires spoliés et de rendre la fonction publique efficace.  S’inspirer de l’exemple de la Belgique qui  pendant une année

n’avait pas de gouvernement mais les institutions fonctionnaient très bien.

-         reformer le système de l’enseignement

-         reformer la fonction publique et Justice.

                        Au Congo, la fonction publique de Police est trop dangereuse.

                        Elle a défailli à sa mission.

L’armée congolaise est une armée de milices, au service d’un seul individu.

 

 

Conclusion : Réhabiliter l’Etat avant de penser à la décentralisation !

 

 

 

Décentralisation territorio-administrative en cours en RDC,
un atout ou une impasse?

 

2eme partie : Mr. Patrick Mboyo, journaliste chroniqueur et
chargé des Travaux à l’université de Paris Sarclay

 

 

Démembrement des provinces

 

Tout ce qui s’est fait dans le cadre du démembrement peut être validé juridiquement parlant. Monsieur Mboyo se base sur l’expérience de la France qui est entrain de réduire le nombre de ses provinces.

 

Il cite les reformes territoriaux qui ont eu lieu au Congo en 1914, 1933, 1941. Avec le dernier démembrement, le Congo était passé de 6 à 11 provinces.

  

Quelques points principaux :

 

1.      le démembrement est un concept du droit civil qu’on a appliqué au droit administratif. Cela passe très mal.

2.      Passer de 11 à 26 provinces alors qu’on n’est pas prêt et que les agents ne sont pas encore formés,  c’est une aberration. c’est dépenser l’argent inutilement et mettre la dette sur la tête du contribuable. La France a fait deux ans de préparation avant de passer à l’acte. Au Congo, les autorités sont pressées alors que toutes les conditions ne sont pas réunies.

 

Pour réussir il faudrait : 

Que les provinces soient cohérentes et qu’elles puissent se distinguer en interne et à l’étranger sur le point de vue :

-         démographique

-         densité

-         économique : considérer le PIB et la croissance de la province par rapport à ses voisines

-         la comparabilité avec les provinces voisines.

 

 

Face aux enjeux de la mondialisation, la décentralisation ramera le Congo dans l’impasse.  Alors que le monde avance, le Congo ne fait que reculer

 

Conclusion : maintenir les 11 provinces actuelles

 




 

 

ATELIER CULTUREL

 

 

 

Le profil  d’un Congolais de demain.

 

a.      Les qualités du congolais actuel :

 

Le congolais actuel renferme les quatre qualités qu’on retrouve chez tous les africains :

-         la joie de vivre

-         la solidarité : il le manifeste souvent lors de deuil et de mariage

-         la spiritualité

-         le dialogue : après une dispute, les congolais se réconcilient vite

-         le sens d’adaptation : il sait s’adapter à toutes les situations. Grâce à cette qualité il peut tenir pendant la situation de crise

-         la débrouillardise.

 

Le congolais a beaucoup des qualités mais nous nous limitons à celles qui sont citées ci-haut.

 

b.      Les défauts à combattre à tout prix :

 

-         la naïveté : le congolais est très naïf. Il a un grand cœur comme son pays. Il embrasse tout et parfois il se laisse attraper.           

-         l’incivisme : manque de respect du bien public ou commun

-         la corruption  ( kobeta ba chutes ya sima)

-         le détournement

-         manque du sens du bien commun

-         trahison de la cause nationale

-         facilement achetable

-         aimer paraître – la sape

-         religiosité exagérée qui l’endort : le congolais devait appliquer le principe des moines : « Ora et labora » – prier & travailler. Saint Augustin va plus loin : « prie comme si le monde dépendait de Dieu mais agis comme si le monde dépendait de toi ».

-         le tribalisme & le régionalisme – n’être qu’avec les gens de sa tribu c’est un appauvrissement.

 

 

c.       Profil souhaite pour un congolais de demain

 

-         privilégier l’être au paraître

-         respecter le temps (car nous sommes toujours en retard partout et en tout)

-         avoir un amour indéfectible du Congo – le patriotisme

-         donner à Dieu une place juste et raisonnable, une place qui n’avilit pas l’homme. cfr « Christianisme de l’imbécilisation « de Kamana

-         apprendre à vivre selon ses moyens

-         parler peu et travailler beaucoup : être discret. Sur ce point-là, les Rwandais nous devancent de loin…. « Quand tu réussis tais-toi, quand tu échoues encore plus »

-         éviter le tribalisme – tribalité n’est pas tribalisme. Une chose est de connaitre ses origines tribales (tribalité) mais le pire c’est en faire la seule référence

-         civisme – aimer son pays et ses compatriote,  défendre  l’intégrité du territoire national

-         avoir un esprit de sacrifice pour le bien de la nation

-         savoir apprécier les autres  (appréciation mutuelle)

-         penser aux générations futures

-         cultiver la notion du long terme (ne pas se contenter du présent)

-         respecter les biens congolais

-         connaître l’histoire de son pays

-         aimer le travail

-         être responsable

-         éviter l’improvisation.

 

Si les congolais avaient ces qualités, le Congo ne se trouverait pas dans la situation chaotique où il est aujourd’hui.

 

  

 
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Quel bilan après 55 ans de l’indépendance du Congo?

Quelles perspectives ?

 

Luxembourg,  du 11 au 12 juillet 2015

     

 

1ere séance :

 

De la riche colonie Belge à l’un des pays les plus pauvres du monde

Par Dr Aurore Kinduelo, médecin généralice à Combs-la-Ville (France)

 

 

Madame Kinduelo a basé sa présentation sur le thème de la santé en Afrique en général et en RD Congo en particulier. Selon elle, le problème de santé est le même dans tous les pays africains.

 

Elle a souligné que ‘le trafic de la santé est le plus grand fléau au Congo.

Ce trafic se fait vers l’Afrique du Sud, l’Inde et l’Europe.

 

Partout en Afrique et en RD Congo en particulier, toutes les maladies viennent de l’environnement et de l’assainissement.  Dans tous les pays, un seul ministre est à la tête de la santé et l’environnement. Malheureusement ces deux domaines sont les plus abandonnés constate t-elle. L’environnement est chaotique au Congo.  Pour le bien être psychique et l’harmonie du corps, il faut que l’environnement dans lequel l’on vit soit sain.

 

Dans ses recherches, elle avait approché le ministre congolais de la santé pour recueillir des informations concernant le budget de la santé en RD Congo.  Il n’existe pas de budget réel pour la santé en RD Congo, lui répondit le ministre.

 

Comment sortir de l’impasse se demande-t-elle. Pour y parvenir,  elle propose de suivre le modèle chinois dont elle cite quelques exemples.

 

Elle conclut en ces termes :

La valeur de l’homme c’est dans les échanges et la recherche !

 

 

2eme séance

 

Impact des facteurs culturels sur l’évolution de la société congolaise

Par Ferdinand Ilunga, Philosophe et Théologien

 

Monsieur Ilunga  a commencé sa présentation en citant une célèbre phrase de Desmond Tutu : ….

 

1.     Définition de la culture

 

"La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié"….

 

Pour sa part, monsieur Ilunga préfère la définition de l’UNESCO :

 "«La culture, dans son sens le plus large est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.»

 

-         Existe-t-il une hiérarchie de culture ?

-         Existe-t-il un peuple culturellement destiné à réussir ?

 

Non, il n’y a pas de suprématie de races..

 

2.     Spécificité de la culture africaine (subsaharienne)

 

La culture subsaharienne est caractérisée par les quatre éléments suivants :

-         la joie de vivre

-         la solidarité

-         le sens religieux

-         le dialogue

 

·       Les aspects religieux

 

Les congolais devraient éviter que la joie ne devienne une euphorie qui cache les soucis et les inquiétudes.

 

Que la solidarité ne se transforme pas en une forme d’exploitation des uns par les autres.

 

Monsieur Ilunga fait référence à Monsieur Kamana qui a parlé du christianisme de « l’imbécilisation ».

 

Le religieux dans le drame de la société congolaise :

 

Trois témoins :

 

1.      Les églises traditionnelles

2.      Les églises historiques

3.      Les églises de réveil

 

Il a brièvement parlé de Simon Kimbangu et son action anticolonialiste, en insistant sur sa dernière prophétie dans laquelle il parle de sa prochaine humiliation corporelle et de sa personne spirituelle.

 

Qu’avons-nous fait de cet héritage 55 ans après ?

 

Ce mouvement a été vidé de cette prophétie.  Le conférencier a fait allusion aux fils du prophète Kimbangu qui s’étaient lancés dans la lutte pour le pouvoir.

 

-         L’Eglise catholique, Protestante et l’Islam entretiennent des relations ambiguës avec le pouvoir. Pourtant, dans le temps, l’Eglise catholique était le défenseur du peuple. Les missionnaires s’étaient toujours battues pour le bien de la population congolaise (référence faite au feu Cardinale Malula).

 

            Le conférencier appelle cette Eglise à faire plus.

 

            Les Eglises dites de réveil

 

-         Les gens s’y rendent pour un renouveau charismatique

-         Pour trouver une prospérité matérielle

 

            Malheureusement ces Eglises professent un Dieu qui viendra faire des miracles    au lieu d’inviter les gens à travailler. Le conférencier invite ces Eglises à     pratiquer une théologie responsable et une philosophie de destin.

 

Conclusion

 

Plusieurs compatriotes ont trahis les idées des pères de l’indépendance.

Tous les congolais doivent adopter le sens du devoir de mémoire et de résistance.

 

 

4eme séance

 

Décentralisation territorio-administrative en cours en RDC,
un atout ou une impasse?

 

1ere partie :  Mr. Kerwin Mayizo, journaliste RFI

 

 

Bilan de ce que l’Etat congolais a fait : Il a défailli tout simplement.

 

Le conférencier se pose la question suivante: Peut-on faire une décentralisation dans un Etat en faillite ?

 

Diagnostic de l’Etat congolais pour le 15 dernières années

 

Monsieur Kabila est arrivé au pouvoir par un coup d’état. Les élections ont eu lieu après, à la grande satisfaction des acteurs internationaux car ils ont à la tête du Congo la personne qu’ils ont souhaitée.  Par contre, la population a dénoncé la tricherie. C’est Monsieur Bemba qui a gagné ces élections.

 

En 2011, les élections ont été caractérisées par des intimidations sous toutes les formes. Les résultats étaient frauduleux.  Le président et le parlement  étaient illégaux.

 

Conséquences :

-         bradage des matières premières

-         le Congo est colonisé par la communauté internationale. Dans un pays souverain, il n’y a jamais d’autre pouvoir au-dessus du président, s’exclame t-il,

-         le pays a perdu une grande partie de son territoire : une Partie de Kahemba est spoliée par l’Angola.  En Ituri, l’Uganda  se comporte en maître sur un territoire conçu, à Kisangani, deux armées étrangères s’y battent et le gouvernement ne fait rien.

 

 

 

Concernant la population :

-          il est présentement difficile de distinguer qui est congolais et qui ne l’est pas. Il faut faire urgemment un recensement.

-         le système de santé est déplorable

-         l’éducation est catastrophique.

 

Nous demandons à l’Etat de récupérer les territoires spoliés et de rendre la fonction publique efficace.  S’inspirer de l’exemple de la Belgique qui  pendant une année

n’avait pas de gouvernement mais les institutions fonctionnaient très bien.

-         reformer le système de l’enseignement

-         reformer la fonction publique et Justice.

                        Au Congo, la fonction publique de Police est trop dangereuse.

                        Elle a défailli à sa mission.

L’armée congolaise est une armée de milices, au service d’un seul individu.

 

 

Conclusion : Réhabiliter l’Etat avant de penser à la décentralisation !

 

 

 

Décentralisation territorio-administrative en cours en RDC,
un atout ou une impasse?

 

2eme partie : Mr. Patrick Mboyo, journaliste chroniqueur et
chargé des Travaux à l’université de Paris Sarclay

 

 

Démembrement des provinces

 

Tout ce qui s’est fait dans le cadre du démembrement peut être validé juridiquement parlant. Monsieur Mboyo se base sur l’expérience de la France qui est entrain de réduire le nombre de ses provinces.

 

Il cite les reformes territoriaux qui ont eu lieu au Congo en 1914, 1933, 1941. Avec le dernier démembrement, le Congo était passé de 6 à 11 provinces.

 

 

Quelques points principaux :

 

1.      le démembrement est un concept du droit civil qu’on a appliqué au droit administratif. Cela passe très mal.

2.      Passer de 11 à 26 provinces alors qu’on n’est pas prêt et que les agents ne sont pas encore formés,  c’est une aberration. c’est dépenser l’argent inutilement et mettre la dette sur la tête du contribuable. La France a fait deux ans de préparation avant de passer à l’acte. Au Congo, les autorités sont pressées alors que toutes les conditions ne sont pas réunies.

 

Pour réussir il faudrait :

 

Que les provinces soient cohérentes et qu’elles puissent se distinguer en interne et à l’étranger sur le point de vue :

-         démographique

-         densité

-         économique : considérer le PIB et la croissance de la province par rapport à ses voisines

-         la comparabilité avec les provinces voisines.

 

 

Face aux enjeux de la mondialisation, la décentralisation ramera le Congo dans l’impasse.  Alors que le monde avance, le Congo ne fait que reculer

 

Conclusion : maintenir les 11 provinces actuelles

 




 

 

ATELIER CULTUREL

 

 

 

Le profil  d’un Congolais de demain.

 

a.      Les qualités du congolais actuel :

 

Le congolais actuel renferme les quatre qualités qu’on retrouve chez tous les africains :

-         la joie de vivre

-         la solidarité : il le manifeste souvent lors de deuil et de mariage

-         la spiritualité

-         le dialogue : après une dispute, les congolais se réconcilient vite

-         le sens d’adaptation : il sait s’adapter à toutes les situations. Grâce à cette qualité il peut tenir pendant la situation de crise

-         la débrouillardise.

 

Le congolais a beaucoup des qualités mais nous nous limitons à celles qui sont citées ci-haut.

 

b.      Les défauts à combattre à tout prix :

 

-         la naïveté : le congolais est très naïf. Il a un grand cœur comme son pays. Il embrasse tout et parfois il se laisse attraper.           

-         l’incivisme : manque de respect du bien public ou commun

-         la corruption  ( kobeta ba chutes ya sima)

-         le détournement

-         manque du sens du bien commun

-         trahison de la cause nationale

-         facilement achetable

-         aimer paraître – la sape

-         religiosité exagérée qui l’endort : le congolais devait appliquer le principe des moines : « Ora et labora » – prier & travailler. Saint Augustin va plus loin : « prie comme si le monde dépendait de Dieu mais agis comme si le monde dépendait de toi ».

-         le tribalisme & le régionalisme – n’être qu’avec les gens de sa tribu c’est un appauvrissement.

 

 

c.       Profil souhaite pour un congolais de demain

 

-         privilégier l’être au paraître

-         respecter le temps (car nous sommes toujours en retard partout et en tout)

-         avoir un amour indéfectible du Congo – le patriotisme

-         donner à Dieu une place juste et raisonnable, une place qui n’avilit pas l’homme. cfr « Christianisme de l’imbécilisation « de Kamana

-         apprendre à vivre selon ses moyens

-         parler peu et travailler beaucoup : être discret. Sur ce point-là, les Rwandais nous devancent de loin…. « Quand tu réussis tais-toi, quand tu échoues encore plus »

-         éviter le tribalisme – tribalité n’est pas tribalisme. Une chose est de connaitre ses origines tribales (tribalité) mais le pire c’est en faire la seule référence

-         civisme – aimer son pays et ses compatriote,  défendre  l’intégrité du territoire national

-         avoir un esprit de sacrifice pour le bien de la nation

-         savoir apprécier les autres  (appréciation mutuelle)

-         penser aux générations futures

-         cultiver la notion du long terme (ne pas se contenter du présent)

-         respecter les biens congolais

-         connaître l’histoire de son pays

-         aimer le travail

-         être responsable

-         éviter l’improvisation.

 

Si les congolais avaient ces qualités, le Congo ne se trouverait pas dans la situation chaotique où il est aujourd’hui.

 

 Rapport partiel proposé par

 

Maman Juliette Binyungu

 

 

 

A propos du découpage territorial en RDC !

14. Oct., 2015

Passer de 11 à 26 provinces sans préparation est une aberration !

Décentralisation territorio-administrative en cours en RDC,
un atout ou une impasse?

2eme partie : Mr. Patrick Mboyo, journaliste chroniqueur et
chargé des Travaux à l’université de Paris Sarclay


Démembrement des provinces

Tout ce qui s’est fait dans le cadre du démembrement peut être validé juridiquement parlant. Monsieur Mboyo se base sur l’expérience de la France qui est entrain de réduire le nombre de ses provinces.

Il cite les reformes territoriaux qui ont eu lieu au Congo en 1914, 1933, 1941. Avec le dernier démembrement, le Congo était passé de 6 à 11 provinces.


Quelques points principaux :

1. le démembrement est un concept du droit civil qu’on a appliqué au droit administratif. Cela passe très mal.
2. Passer de 11 à 26 provinces alors qu’on n’est pas prêt et que les agents ne sont pas encore formés, c’est une aberration. c’est dépenser l’argent inutilement et mettre la dette sur la tête du contribuable. La France a fait deux ans de préparation avant de passer à l’acte. Au Congo, les autorités sont pressées alors que toutes les conditions ne sont pas réunies.

Pour réussir il faudrait :

Que les provinces soient cohérentes et qu’elles puissent se distinguer en interne et à l’étranger sur le point de vue :
- démographique
- densité
- économique : considérer le PIB et la croissance de la province par rapport à ses voisines
- la comparabilité avec les provinces voisines.


Face aux enjeux de la mondialisation, la décentralisation ramera le Congo dans l’impasse. Alors que le monde avance, le Congo ne fait que reculer

Conclusion : maintenir les 11 provinces actuelles