Colloque de Luxembourg : dossier de presse

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIE

CENTRE DE RECHERCHE EN SCIENCES HUMAINES

« CRESH »


 

 

DEPARTEMENT DE SCIENCES JURIDIQUES, POLITIQUES-ADMINISTRATIVES ET RELATIONS INTERNATIONALES « JPARI »

 

 

 

« LA DIASPORA CONGOLAISE ET L’ESSOR DE LA RDC DANS L’ESPACE MONDIAL » 

 

 

 

Par

 

Dominique B. Ngeleka

 

Attaché de Recherche

 

CRESH

 

 

 

 

 

 

 

30 juin 1960 - 30 juin 2015

 

Quel bilan pour la « République Démocratique » du Congo indépendant ?

 

 

Comparaison n’est pas raison dit-on! De 1948 à 2003, 55 ans après sa création, Israël est une puissance mondiale et une nation prospère! Plus d’une de fois déporté, les juifs sont aujourd’hui dans le pays leur léguer par Abraham, Isaac et Jacob (Genèse 15 : 13). 

« Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux ; ils y seront asservis, et on les opprimera 400ans ».

Après 4 millénaires, un des descendants d’Abraham déclare « Je me sens profondément honoré et privilégié d’être ici devant vous aujourd’hui pour représenter les citoyens de l’État d’Israël. Nous sommes un peuple ancien. Notre histoire remonte à près de 4000ans, avec Abraham, Isaac et Jacob. Nous avons voyagé à travers le temps. Nous avons surmontés les grands des malheurs. Et nous avons rétabli notre État souverain dans notre patrie ancestrale, la terre d’Israël. L’odyssée du peuple juif à travers le temps nous a appris deux choses : ne jamais abandonner l’espoir et toujours rester vigilants. L’espoir trace l’avenir.la vigilance protège. » (B. Netanyahou) 

Il y a 55ans les Congolais entonnaient l’hymne national : « Debout Congolais… » « Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix (Congo) : don béni des aïeux, pays bien aimé. Nous peuplerons ton sol, nous assurerons ta grandeur, que nous léguons à notre postérité pour toujours ».

De Juin 1960 à Juin 2015, Avons-nous bâtis un pays beau plus qu’avant ?

Si oui, pourquoi sommes-nous éparpillés à travers le monde et assujettis alors que le « don béni des aïeux » profite aux autres nations ? Si non, pourquoi et qui est responsable de notre sort ? Avons-nous dressé nos fronts longtemps courbés ?

De la colonisation aux années de l’émancipation de l’Afrique et aujourd’hui la mondialisation, que des bouleversements et succession d’évènements ? La fin de la guerre froide, L’effondrement de mur de Berlin, La perestroïka et l’éclatement de l’URSS, L’Europe de 6 devient l’UE, G8 se transforme en G20 ! Que dire de Tsunami et la crise financière internationale ? La liste est longue.

Quant aux scientifiques, nous vivons dans l’Age de  l’Anthropocène;une nouvelle époque géologique qui se caractérise par l’impact majeur de l’homme sur le système terrestre surpassant les forces géophysiques.

 

Du capitalisme à l’ « économie verte » et la globalisation, le monde devient un village. Les nouveaux acteurs dits non-étatiques entre en jeu avec puissance, à savoir Firmes Transnationales, sociétés civiles et autres.

 

Devant cette configuration et en rapport avec l’agenda post 2015, se pose le problème de l’intégration de la RDC dans l’espace mondiale. Que faire pour l’essor de la RDC dans le concert des nations ?

 

Une mobilisation tout azimut des congolais résidents et de la diaspora s’impose. Mais comment s’y prendre ? Quel rôle doit jouer la diaspora ? Existe-il une diaspora congolaise ? Peut-elle relevé le défi pour faire de la RDC une puissance économique dans au cœur de l’Afrique ?

 

  • Mobilité humaine et espace mondial

 

La Migration constitue un enjeu de taille à l’heure actuelle dans la gestion des problèmes mondiaux contemporains. On compte aujourd’hui 214 millions de migrants internationaux, soit 3% de la population mondiale.On estime que l’Afrique compte 19 millions de migrants soit 9 % des migrants dans le monde (2010).

 

 

1.1. Migration : phénomène mondial

 

Au XIXe siècle, plus de 50 millions d’Européens fuyant les crises agricoles, la pauvreté, les persécutions et les pogroms ont rejoint les Amériques. L’expansion territoriale et le développement économique (agriculture, mines, industries…) des Etats-Unis par les migrants sont le fait d’une aventure démographique historique unique.

Pour les Trente Glorieuses, l’appel de main d’œuvre pour reconstruire l’Europe ruinée après la guerre, avait généré d’important flux Sud-Nord, du réservoir des empires coloniaux et des États indépendants après les années 1960.

 

 

  • Espace mondial qu’est-ce?

 

 

Transposé au niveau international, le territoire devient l’espace transnational. C’est la « deterritorisation » et l’accent est mis sur le rôle des acteurs non étatiques et des flux traversant les frontières.

 

La seconde moitié du XXe siècle sera marqué par la révolution de transport avec le système multimodal (Performance de transport maritime, aérien et terrestre). Les plus grands aéroports de fret (Atlanta, Pékin, Londres, Paris) ont développé des logiques de hubs.

La chaîne de restauration Mc Donald est présente dans 119 pays du Sud à forte croissance : Inde, Chine, Thaïlande, Amérique centrale, Russie, Turquie, Golfe et Afrique du Sud.

 

  • les acteurs de l’espace : qui sont-ils ?

 

 

L’État a longtemps été considéré comme l’acteur principal, voire unique sur la scène internationale. Aujourd’hui il y a à coté de l’ Etat, des nouveaux acteurs qualifiés de non-étatique et Transnational souvent constitués en réseaux. Ils sont multiple et diversifies (FTN, OI, ONG, OSC…)

  • Migration et Intégration dans l’espace mondial : Bonnes pratiques

 

 

Certains pays émergents (BRICS) constituent le modèle par excellence de l’incidence positive de la migration sur l’intégration de leurs pays dans l’économie mondiale. Ils ont réussi à faire de la migration un outil pour se mettre en ordre utile dans la compétitivité face aux enjeux de la globalisation.

  • La diaspora Indienne.

 

L’Inde a une politique équilibrée avec les USA suite grâce à sa diaspora qui a travaillé pour rapprocher leur pays des communautés juives américaines et établir des relations amicales entre l’Inde et Israël.

La diaspora indienne aux États-Unis est intégrée dans la société américaine et a pénétré le système politique. Le gouverneur de la Louisiane est issu de la diaspora indienne alors que Le directeur de campagne d’Hillary Clinton fut une Indienne. La coopération active en matière nucléaire entre les deux États est le fruit de la communauté indienne des USA. Elle est très active quant au transfert de hautes technologies et à la création d'entreprises par investissement direct en Inde.

 

2.2. La Chine dans la mondialisation : le rôle de la diaspora

 

 

La Chine recourt à sa diaspora pour son hégémonie sur la scène internationale. Les gouvernants sont attachées à leurs communautés de l'étranger et les soutiennent par son réseau diplomatique et divers services : banques, médias (CCTV 4 et autres…). En Indonésie, les Chinois ont entre leurs mains 70 à 80% du commerce. En RDC (2006) 280 sociétés minières appartenant aux Chinois ont été créées dans la province du Katanga.

 

 

  • Mexique

 

 

Plus de 600 associations mexicaines éparpillées dans 30 villes des USA apportent l’appui dans leur ville natale par la construction et le réaménagement de routes et écoles, l’octroi des ambulances, équipement médical mais surtout de bourses d’études et fournitures scolaires. 

 

 

 

  • Problématique de Migration et développement en RD Congo

 

 

La migration en RDC s’illustre par l’exode des zones rurales vers les grandes villes, la migration inter-régionale orientée vers les pays d’Afrique centrale, orientale et australe et une migration internationale orientée vers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.

 

 

3.1. Ressources de la RDC et conditions sociales de la population

 

Réservoir des matières premières rares au monde, les congolais croupissent dans la pauvreté. Une biodiversité exceptionnelle avec beaucoup d’espèces endémiques, la RDC fait partie de Biologique 17. Septième au rang des grands pays agricoles de la planète, elle occupe la 2è place après le Brésil quant à la surface agricole non exploité.

 

  • La diaspora congolaise dans sa diversité (profil migratoire)

 

 

Le profil du migrant congolais couvre toutes les strates de la société. Les étudiants, les chômeurs, les professeurs d’universités, les médecins, les infirmiers, les ingénieurs, les entrepreneurs, les cadres des professions intellectuelles supérieures, les cadres supérieurs et chercheurs se seraient expatriés.

 

  • Politique Migratoire Nationale et Stratégies de Développement

 

La Politique Migratoire Nationale (PMN) de la RDC est une réponse à la gestion des questions Migratoires pour l’émergence et le développement durable de la RDC dans le concert des nations.  

Elle vise à inciter les Congolais de l’Étranger à investir dans les différents secteurs de la vie nationale et d’attirer les investissements étrangers.

 

 

APPORT DE LA DIASPORA CONGOLAISE A LA RECONSTRUCTION NATIONALE

 

  • Relance de l’agriculture par les ressources de la migration

 

  • Relance du tourisme par l’utilisation des ressources de la diaspora

 

  • Optimiser les investissements des congolais de l’Étranger

 

  • Optimiser des investissements étrangers

 

  • Mobilisation de la contribution de la diaspora pour l’amélioration des conditions sociales des congolais (éducation, santé, logement, alimentation, etc…

 

 

 

 

  • La diaspora congolaise et l’essor de la RDC dans l’espace mondial : Atouts et opportunités

 

La RDC dispose d’une diaspora dynamique et talentueuse dans divers pays du monde qui peut contribuer de façon significative, à travers les transferts de fond, l’investissement, la promotion des activités sociales et renverser la fuite des compétences et des cerveaux.

 

 

  • Existe-il une diaspora congolaise ?

 

 

SUMATA estime une moyenne de 7 millionsle nombre de congolais vivant à l’étranger en considérant la Belgique, la France et le Royaume-Uni qui compteraient chacun une moyenne de 40 000 personnes.

Comment capitaliser cette ressource qui regorge une diversité des talents utilisés ailleurs dans l’espace mondial ?

 

« …un retournement de situation est toujours possible ; il suffit pour cela que nous en prenions conscience, que nous en ayons la volonté et que nous nous en donnions les moyens. La diaspora congolaise n’est pas condamnée, seules nos mentalités et nos comportements le sont. » (CCE Suisse, 2014)

 

 

  • Comment est-elle organisée et structurée ?

 

. Pour la CCE de Suisse(2014) :

    1. La diaspora congolaise dans le mondepeine à s’organiser,à construire une vie communautaire structurée

 

  •  Elle est à l’image du pays.

 

    1. Quantitativement plus importantes dans le monde, mais sommeille.

 

    1. Capable de changer sa vieet d’influer sur le destin du Congo

 

  • Méfiance, défiance et le défaitisme règnent en maître

 

 

 

 

  • Quels sont les atouts et opportunités de la diaspora pour faire face aux enjeux de la compétitivité dans la globalisation (mondialisation) ?

 

 

 

Rassemblés et unis, comme notre peuple a toujours su le faire aux heures sombres de son histoire, nous pouvons relever le défi pour répondre aux attentes des Congolais et du Congo. Reformer en deux ans, le pays peut se relever en cinq ans et en l’espace de dix-quinze ans, la RDC peut devenir la première puissance économique au centre de l’Afrique.

 

 

Les Atouts

 

  • Mobilisation et organisation de 7 millions des congolais à travers le monde

 

  • Base des données (recensement de la diaspora)

 

  • Cartographie des congolais de l’étranger

 

  • Soutenir la pérennité du ministère des congolais de l’Etranger dans l’exécutif pour la mise en œuvre de la politique migratoire nationale

 

  • S’organiser en réseau international pour être acteur dans l’espace mondial et défendre les intérêts du Congo

 

  • Promouvoir le lobbying dans tous les secteurs de la vie nationale

 

 

  • Flux de transfert de fond dépasserait le milliard de dollars USA par an. (K. MBAYA)

 

Que faire pour canaliser et redynamiser ce flux pour le Développement Durable ?

 

    1. Mobiliser la diaspora scientifique et travailler en synergie avec les compétences locales pour le transfert des connaissances et de technologie en vue de promouvoir la Recherche Développement pour l’essor de la RDC dans l’espace mondial.

 

 

  • Conclusion

 

« Seule la force de l’unité nationale congolaise peut éviter au Congo de sombrer dans le KO ! » 55 ans après l’indépendance doit-on retourner à la « congolisation », synonyme du désordre et de chaos ?

Instituer une plateforme internationale rassemblant les Congolais quelles que soient leurs obédiences partisanes en synergie avec les compétences locales (restés au pays) sans distinction (exclusion) des classes sociales - pour ne pas tomber dans le piège « des évolués et des indigènes » à l’époque colonial - constitue un atout majeur pour l’intégration de la RDC dans l’espace mondial.

 

« Pire que de n’avoir pas réussi, c’est de n’avoir jamais essayé. » (Roosevelt)

 

  • Références

 

 

    1. CCE(2014) Notre profession de foi de départ, suisse. Site web officiel : (http://www.conventiondescongolaisdesuisse.ch/324335583 )

 

    1. D. LELU(2013), Document projet de la Politique Migratoire pour la RDC, CCN/RDC, Facilité ACP-Migration, Kinshasa

 

    1. É. LECLERC (2005) La Diaspora Indienne : Combien De Divisions ? Centre de Sciences Humaines New, Delhi.

 

    1. La diaspora chinoise http://eduscol.education.fr/ress-HGEC-voietech

 

 

 

Kinshasa, 15 Juin 2015

 

 

Dominique B. Ngeleka

Chercheur/CRESH

Tél. 0998876451, 0822935901

 

E-mail : dbngeleka@gmail.com

 

9. Juil., 2015

Enjeux politico-économiques depuis l’Etat Indépendant du Congo

Les enjeux politico-économiques depuis l’Etat Indépendant du Congo jusqu’à la RD Congo et leurs impacts face au peuple congolais

Pour mieux cerner le contour des réalités actuelles de notre pays la R D Congo, nous devons commencer par jeter un regard rétrospectif sur le passé colonial à partir de l’Etat Indépendant du Congo (EIC) propriété privée de Léopold II, roi des belges. Dans ce contexte de l’hitoire coloniale, nous pouvons ainsi définir le mot enjeu comme ce que l’on peut gagner ou perdre dans un projet ou une activité. Logiquement, pour ne pas perdre son enjeu, Léopold II avait conçu une stratégie ou une politique qui se définit en cette manière concertée d’agir, en vue de parvenir à ses fins, au résultat recherché pour son compte au mépris du peuple congolais.

Cette réalité me renvoie à cette affirmation de l’homme politique, écrivain et philosophe italien du XVè siècle, Niccolo Machiavelli qui a dit : « L'amour est un engagement très fragile qui cesse toujours d’éxister lorsque l'être humain au plus bas de ses sentiments finit toujours par trouver le centre de ses intérêts ailleurs ».

C’est cet esprit d’égocentrisme, cette tendence à centrer tout sur soi-même, à juger tout par rapport à soi ou à ses propres intérêts et sans état d’âme, qui a amené Léopold II, roi des belges à s’intéresser aux ressources naturelles de cette partie de l’Afrique centrale baptisée Etat Indépendant du Congo(EIC) lors de la conférence de Berlin en 1885. Léopold II, roi des Belges, en assumait la souveraineté et allait rapidement se déclarer propriétaire du pays, de ses habitants et de ses produits. Instaurant ainsi un régime de terreur! Dans le seul but de piller les richesses. Des centaines de milliers et peut-être des millions de congolais périront suite à la brutalité des agents territoriaux, de la force publique, et des milices armées des sociétés privées.

En 1908, la situation est telle qu’elle force le Roi des belges à céder «sa » colonie à l’Etat belge. Le 15 novembre, les nouveaux territoires prennent le nom de Congo Belge, sans que cela modifie le régime d’exploitation. Au Congo Belge, la liberté d’expression, tout comme le droit à une formation menant aux postes élevés de l’administration, n’était reservée qu’aux réssortissants belges ou européens.

De 1960 jusqu’à en juin 2015 date où nous commémorons le 55e anniverssaire de l’ indépendance, nous ne pouvons que constater avec amertume que les différents régimes qui se sont succédés sont marqués par les abus du pouvoir et 2

l’enrichissement illicite. Le sort du peuple congolais n’est pas enviable face à d’autres pays émergents en Afrique, à tout point de vue. Bon nombre des citoyens congolais s’interrogent toujours, pourquoi tant de pauvreté en RD Congo, ou vont toutes ses richesses, qui en tire profit. Les plus démunis pensent que ces richesses ont été emportées par le colonisateur et s’adonnent à la prière. La diaspora congolaise ressent ce poids de la pauvreté à travers le transfert régulier des sommes d’argent via western union. Un article d’un journal local paru en décembre 2014, a écrit : « La RDC a reçu de sa diaspora 9,3 milliards USD en 2011 contre 2,3 milliards USD en 2009 »
http://popafro.com/rdc-la-diaspora-a-envoye-93-milliards-usd-via-western-union-en-2014/

Pour rappel, la RD Congo est un pays situé au coeur de l’Afrique avec une superficie de 2 345 410 km2. Son sous-sol regorge d’abondantes ressources naturelles en minerais d’une grande diversité. Le fleuve congo avec ses 4 700 kilomètres de longueur est le second fleuve au monde après l'Amazone pour son débit de 80 832 m3/s au maximum. Il est aussi depuis 2008, avec des relevés bathymétriques par sonar ou caméra acoustique, considéré comme le fleuve le plus profond au monde avec une profondeur atteignant 221 mètres.

En outre, il existe au moins 60 sources thermales rien que dans la province du sud kivu (Nyangezi, Katana, Rwindi) avec des températures allant de 37₀C à 90₀C. L’eau de ces sources est "chlorurée mixte, sodico-calcique" et contient une grande concentration en éléments secondaires, tels le magnésium et le sulfate. Vue du côté curatif, le pH de cette eau est proche de celui de la peau, sa minéralisation, ses vertus apaisantes, décongestives et anti-inflammatoires en font l’alliée de soin de santé humaine à cause de ses effets thérapeutiques et profondément bénéfiques. Cette eau constitue aussi un système énergétique avec certains atouts considérables tels que, le renforcement des actions de reboisement, l’accroissement de la biomasse énergétique et fourragère, la fertilisation des sols, etc…

Sans ignorer les beautés de la faune, de la flore et la grandeur de la forêt équatoriale. Selon Green peace, cette forêt est la seconde forêt tropicale humide en termes de taille, après l'Amazone. Elle joue également un rôle vital dans le contrôle du changement climatique. À elle seule, la forêt de la République démocratique du Congo (RDC) stocke plus de 8 % du carbone mondial, ce qui en fait le quatrième plus grand réservoir de carbone forestier du monde. Ce tableau des richesses n’est pas exhaustif ! C’est pour tout simplement dire que la RD Congo est un scandale géologique. Cependant la réalité du vécu quotidien de la population congolaise est loin de correspondre à l’immensité de ses richesses.
La question est de savoir pourquoi la république démocratique du Congo n’arrive pas à décoller ? A marquer une différence dans le sens du bien-être social de la population. 3

En mai 1960, Baudouin1e roi des belges signa à Bruxelles une constitution appelée « la loi fondamentale sur la structure de l’Etat du Congo belge » Cette loi fondamentale a été en vigueur dès sa promulgation, jusqu’à l'entrée en vigueur de la Constitution de la République démocratique du Congo en1964, dite « Constitution de Luluabourg ».

Cet ensemble des textes fondamentaux légués par le colonisateur, loin d’établir la forme d’un gouvernement, de régler les rapports entre gouvernants et gouvernés, et de déterminer l’organisation des pouvoirs publics, aura servi à semer la confusion et les désaccords dans la classe politique dirigeante de l’époque. L’article 22 de cette fameuse loi fondamentale, le démontre clairement : « Le Chef de l’État nomme et révoque le Premier Ministre et les Ministres ».
Comme conséquence, Le premier ministre Patrice E. Lumumba fut révoqué et lâchement assassiné sans aucun droit de protection. Nulle part dans cette fameuse loi fondamentale n’est mentionné les Droits Humains et les valeurs Fondamentales du peuple congolais. En terme claire, cette constitution, n’était pas destinée au peuple congolais mais aux gouvernants du peuple congolais. Elle octroie trop de pouvoir au président de la république. Et comme on le sait, trop de pouvoir mène toujours à la dérive, à un abus du pouvoir. Les belges le savaient pertinemment bien qu’il y aurait l’impasse lorsqu’ils ont glissé subtilement dans cette loi l’article 22.

Ce renforcement de pouvoir légué au 1e président congolais, n’était qu’un appât pour pérenniser l’influence des colons belges et par ricochet les occidentaux, face à un président sans crédibilité devant sa population après avoir pris une décision impopulaire. L’autre président qui a pris le pouvoir, suite à un coup d’Etat, a trouvé les structures du pouvoir déjà mise en place par les colons, très avantageuses et n’a fait que les renforcer en instaurant la dictature. Avec le règne du président actuel, les discussions entre la majorité et l’opposition se concentrent souvent sur les articles de la constitution relatifs au renforcement du pouvoir des gouvernants. La situation du peuple congolais est toujours relégué au second plan parce qu’il n’existe nulle part dans toutes les constitutions révisées du Congo un texte où un simple citoyen congolais a la possibilité de revendiquer ses droits les plus élémentaires auprès du pouvoir.

Depuis l’indépendance jusqu’à ce jour, les politiciens congolais ne font que s’empoigner autour de cette même constitution. En dehors de la charte coloniale et de la loi fondamentale, la constitution congolaise a été au moins 5 fois révisée dans sa forme mais le fond reste toujours le même « le renforcement absolue du pouvoir des gouvernants jusqu’au moindre détail ».
Allusion faite à la constitution de Luluabourg (1964), la constitution de la deuxième République (1967), la constitution de la transition, la constitution de la troisième République en 2006 et en 2011.

Tous les débats tournent toujours autour des positionnements des politiciens. Et lorsque qu’il n’y a pas de compromis, c’est le peuple qui est lancé dans la rue pour se faire massacrer, alors que tous les enjeux ne sont pas à sa portée. Il existe d’une part la majorité qui tient à conserver le pouvoir et d’autre part l’opposition qui tient à conquérir le pouvoir. De part et d’autre, personne n’a jamais évoqué l’idée de sécuriser le peuple en proposant des lois concrètes dans les institutions qui mettraient l’intérêt du peuple avant toute chose. Tout se termine toujours au niveau de constat et voire de besoin de positionnement.


Ce peuple congolais que tous se réclament est toujours relégué au dernier plan dans la prise de grandes décisions et même du point de vue de sa situation sociale, parce que sa véritable place celle de souverain premier ne figure presque pas dans toutes ces constitutions révisées et il n’existe aucun mécanisme de suivi pour le bien être de la population. Par exemple la constitution de 2011 évoque sommairement les Droits Humains, des libertés Fondamentales et des devoirs du citoyen et de l’Etat. Quels sont les mesures d’accompagnement de ces articles, à quel service se confier en cas de réclamation de ses droits les plus légitimes, existe-t-il un service national de l’emploi, le chômeur perçoit il ses allocations de chômage, etc… Certes beaucoup des questions n’auront pas de réponses satisfaisantes.

Au regard de tout que nous venons d’évoquer ci-haut nous sommes amenés à conclure que le sort du peuple congolais a été scellé depuis l’instauration de la loi fondamentale de 1960. C’est le même schéma classique mis en place depuis la charte coloniale, et malheureusement qui nous régit encore jusqu’ à ce jour sous ses multiformes révisées et taillée sur mesure. Il est clair que si les gouvernants de la république démocratique du Congo l’adoptent toujours, c’est parce qu’elle sécurise leur pouvoir et n’implique pas directement le peuple dans la gestion des patrimoines du pays, curieusement comme à l’époque coloniale.

Dans le cas de figure, qu’est ce qui rassure le peuple congolais que le prochain président ne ferez pas de même que les autres face au pouvoir et à la gloire, avec bien entendu la même constitution. Malgré les beaux discours, les accusations, les promesses, aucun opposant n’a jamais pris l’initiative de proposer comme thème de sa campagne « l’élaboration d’une nouvelle constitution en république démocratique du Congo » avec évidemment des idées nouvelles pouvant amener un changement radical dans la mode de gestion du pays.

L’urgence s’impose, au Congo démocratique il existe une crise manifeste d’institutions qui nécessite l’interpellation de la diaspora congolaise aujourd’hui éparpillée dans le monde. A 55 ans d’âge, la RD Congo a atteint l’âge où l’homme commence à faire le bilan de sa vie. Ce n’est plus l’âge de tâtonnement. Ainsi il revient au peuple congolais, seul maitre de sa propre destinée à légiférer ses lois, susceptible de rendre ses institutions très fortes capables de remettre le pouvoir à sa portée de sa main. A travers ces lignes, c’est un vibrant appel que je lance à tous les élites de la diaspora congolaise, à cette sublime crème intellectuelle congolaise de matérialiser ce vœux dans le souci majeur de libérer le peuple congolais du carcan de cette constitution de malheur, héritée du pouvoir colonial.

Je vous remercie !

Que Dieu bénisse la RD Congo !

Joseph Tambwe
Ingénieur en Construction Mécanique
Narvik Univesity College/ Norvège
Projet & Technologie
E-mail josephtambwe_1@hotmail.com Tel. 0047 90517752

9. Juil., 2015

Le Congo… trahi par ses universitaires, sauvé par ses intellectuels ?