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Convention des Congolais de Suisse

Communiqué de presse

 

Le voyage de mille kilomètres, commence par un pas, disait le sage Confucius. C’est par cette conviction qu’un noyau des patriotes déterminés a tenu et assumé l’organisation de ce grand rassemblement patriotique, la Convention des Congolais de Suisse, du 12 au 14 décembre 2014.

Site web officiel : ( http://www.conventiondescongolaisdesuisse.ch/324335583 )

 

Que s’est-il passé ?

 

En cette date mémorable du 12 décembre, dans le calme quasi monastique de la résidence Viva-Gruyère de Charmey s’est ouverte la Convention des Congolais de Suisse. Dans une ambiance pleine d’émotion et de responsabilité, le maître de cérémonie, Monsieur Ferdinand Ilunga, a ouvert la séance en rappelant que la Convention des Congolais de Suisse est une réponse « à l’impératif de rassemblement et d’organisation. … L’heure est venue pour nous peuple Congolais de redresser le front, de nous battre pour notre Nation. Au fait, Nous avons assez pleuré, assez crié, assez prié, assez espéré, et rien ne se produit. Le Congo est toujours ce géant aux pieds d’argile, tiraillé par les appétits inassouvis de la mafia internationale et la trahison  des plus cupides de nos compatriotes. Seule une diaspora consciente de ses responsabilités et de ses devoirs… peut apporter un souffle nouveau à la lutte pour que la nation arrête sa descente en enfer. D’où le sens de ces assises qui placent chacun devant ses responsabilités».

 

C’est ainsi que dans son discours d’introduction, Mme Séverine Tshimini Mbuyi, Présidente du comité de pilotage du forum, a rappelé la mission assignée à ces assises, à savoir : « réfléchir, débattre et sortir de ce lieu avec des résolutions concrètes et une structure fonctionnelle ». Les travaux ont débuté par une partie à l’allure d’un tour d’horizon qui prend en compte le fait que le Congo n’est pas un îlot isolé, mais une entité spatio-temporelle qui se meut au gré d’une interdépendance dans un monde devenu un village planétaire. C’est le sens des interventions enrichissantes. Celle responsabilisante de Mme Anne Lugon-Moulin, cheffe de la division Afrique subsaharienne et Francophonie au Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) ; celle interpellante de Mme Sylvie Heuschmann de l’Organisation Internationale pour les Migrants (OIM) et celle prévoyante de M. Céleste Ugochukwu, président en exercice du Conseil de la Diaspora Africaine de Suisse (CDAS).

 

Après un débat d'idées de haut niveau sur les enjeux organisationnels de la diaspora congolaise de Suisse, s’en est suivie une table ronde animée conjointement par Mme Justine Kasongo, de l’Insertion professionnelle par l'éducation, la formation et le travail, M. Breeden Lumbwe du Collectif Congo-Actions et par M. l’abbé René Malaba, curé de la paroisse catholique de Saignelégier dans le Jura.. Ce fut ensuite le début de la conférence institutionnelle et stratégique qui a connu les contributions de M. Patrick Mbeko et du professeur Philémon Mukendi. Il s’est agi des structures et stratégies utiles pour que la diaspora congolaise s'organise et se mobilise pour sauver la nation en péril.

 

Le samedi 13.12 a été réservé aux quatre conférences, clef de voûte de toutes les assises. La conférence sociale a été animée conjointement par Dresse Kashale Ngalula, praticien hospitalier en médecine polyvalente, venue de la France et par M. l’abbé Noël Mpati, aumônier de la communauté congolaise de Londres, venu de Grande Bretagne. La conférence économique a été menée de mains de maître par le professeur Jeff Lusamba Kashama et par M. Albert Malekera, venus respectivement de France et de Belgique. La conférence politique a connu les animations de Mme Mie-Jeanne Nyanga-Lumbala, députée fédérale belge d’origine congolaise et de la professeure Nicole Ntumba Bwatshia, juriste et activiste politique. Les nouvelles technologies aidant, le Père Oscar Bimwuenyi Nkueshi, ancien secrétaire général de la Conférence épiscopale du Congo, a donné, depuis Bruxelles, la conférence culturelle par vidéo-conférence sous la supervision avisée de l’Abbé Constantin Panu-Mbendele, de Landau (Allemagne). La soirée a été consacrée aux travaux en différents ateliers ; moments où les participants sont allés en profondeur des sujets évoqués et ont élaboré des résolutions qui ont fait l’objet des débats et amendements  le dimanche 13.12.

 

Pour clôturer ces moments grandioses, la déclaration de Charmey fut lue par M. François Kamba, responsable de la commission scientifique du comité de pilotage de la Convention des Congolais de Suisse. Dans un émouvant discours solennel de clôture, un mot de remerciement a été adressé aux participants par l'abbé Jean-Pierre Ndianyama, 2ème Vice-président du comité de pilotage de la Convention des Congolais de Suisse.

 

Il a été adopté, en plus de différentes résolutions élaborées et proposées par les ateliers, que :

µ la structure issue des assises s’appelle la Convention des Congolais de l’Etranger (CCE)  ;

µ le comité en charge du pilotage de la Convention des Congolais de Suisse a été désigné comme la structure directrice de la CCE en Suisse et chargé du suivi de la Convention ;

µ un comité technique international a été créé, composé de représentants de la diaspora congolaise de différents pays.

 

En outre la Convention des Congolais de Suisse ne s’est pas empêchée de prendre position sur les sujets d’actualité en RDC. C’est ainsi qu’a été évoquée la brûlante question de la révision constitutionnelle. Plus motivée que jamais à voir s’élargir et se renforcer la démocratie comme un rempart pour la paix et la reconstruction du pays, la nouvelle structure faîtière de la diaspora congolaise s’est d’emblée rangée du côté de l’Etat de droit et du peuple. Préoccupée par les rumeurs faisant état d'une probable révision constitutionnelle qui remettrait en cause les acquis démocratiques, elle attend de juger sur les faits, se réservant le droit d'en appeler au peuple pour mettre en pratique l’article 64 de la Constitution qui donne à tout Congolais le pouvoir de se lever et de faire échec à toute personne ou groupe de personnes qui tenteraient de prendre le pouvoir par la force ou de l’exercer par la force.

 

C’est dans cette belle responsabilisation de tous que la désormais présidente de la Convention des Congolais de l'étranger, Mme Séverine Tshiminyi Mbuyi a prononcé son mot de clôture appelant tous et chacun à faire grandir ce bébé tant attendu, la Convention des Congolais de l’Etranger, lieu de rassemblement et de débat constructif pour la renaissance de la Nation Congolaise à partir de ses enfants vivant à l’étranger. Tous ont émis le vœu de voir la flamme de Charmey briller au-delà des alpes helvétiques pour illuminer et réchauffer le cœur du Congolais afin qu’il devienne maître de son destin et se prenne en charge avec abnégation et responsabilité. Il y va de l’avenir et du devenir de la nation.

 

Le succès de ce forum, qui a connu la participation des Congolais venus de toute la Suisse, de la France, du Canada, de l’Autriche, de la Belgique, de l'Angleterre, de l’Allemagne, du Congo… est à mettre au crédit du comité de pilotage qui y a cru contre vents et marais. Car, comme disait Roosevelt, « pire que de n’avoir pas réussi, c’est de n’avoir jamais essayé. » Brisant la quiétude de la résidence Viva-Gruyère, l’hymne national est venu rappeler aux uns et aux autres notre devoir de léguer à la postérité un Congo indivisible, uni, prospère et fort.

 

Que vive le Congo !

Que vive le peuple Congolais !

Que se mobilise sa diaspora !

 

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