CONVENTION DES CONGOLAIS DE SUISSE


MISE AU POINT contre la campagne de diffamation et de boycott


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Cher-e-s Compatriotes,
Chers Membres de notre Communauté,
Cher-e-s Ami-e-s,


Depuis plus de trois ans, certains d’entre nous, ne pouvant continuer à se contenter du triste constat
maintes et maintes fois fait d’avoir affaire à une communauté diasporique congolaise désorganisée,
désorientée et enfermée dans le « chacun pour soi », ont courageusement choisi de remettre
l’ouvrage sur le métier. Ainsi naissait-il, dans l’esprit d’abord, avant tout début de concrétisation
matérielle, le projet de rassembler les Congolais de la diaspora suisse, à travers la mise sur pied
d’une convention, ouverte à tous sans exclusive, pour en faire une force qui compte et sur laquelle
on peut compter face aux enjeux majeurs de notre vie ici et ceux liés au destin de notre pays, le
Congo-Kinshasa.
Tirant les leçons du passé, nous avons placé notre démarche sous le signe de l’ouverture et cherché
à surplomber tous les clivages qu’ils soient associatifs, politiques, générationnels, régionaux,
linguistiques, etc.
Rêver de rassembler et d’unir ici tous les Congolais quels qu’ils soient, au-delà de tous leurs
clivages et divisions, dans un projet d’intérêt général comme communauté diasporique, n’est pas
une idée neuve et les initiateurs de la Convention des Congolais de Suisse n’en réclament pas le
monopole. Ceux qui vivent depuis longtemps en Suisse en savent quelque chose. Leur mérite
consiste à avoir porté le flambeau de manière active depuis plus d’une année pour permettre à ce
projet d’atteindre sa vitesse de croisière. Aujourd’hui, après avoir parcouru plusieurs étapes dans le
processus organisationnel, nous sommes parvenus à fixer la tenue de la Convention des Congolais
de Suisse aux dates du 12, 13, et 14 décembre prochain. Nous ne sommes pas au bout de nos
efforts, loin s’en faut, il y a encore beaucoup à faire pour garantir le succès de cette entreprise. Tous
les compatriotes sont les bienvenus dans le partage des efforts encore à entreprendre pour la réussite
que nous escomptons.
Voulant tirer les leçons du passé, nous avons placé notre démarche sous le signe de l’ouverture.
Nous avons estimé que cette orientation philosophique, en cherchant à surplomber entre Congolais
les clivages de tous ordres (associatif, politique, générationnel, régional, linguistique, ethnique,
tribal, socioprofessionnel, etc.), était celle qui peut assurer à notre démarche une pleine efficacité et
un succès, parce qu’elle est censée ne faire l’économie, dans l’unité, d’aucun apport capable de
renforcer nos atouts communautaires afin que notre diaspora occupe en Suisse la place qui lui
revient vu son importance.
Cette philosophie, au départ, a été validée par tous les initiateurs du projet. Et c’est forts de cette
validation qu’ils ont dû entamer ensemble une démarche d’élargissement de la base, en s’adressant
entre autres à quelques composantes des combattants en Suisse. Ensemble nous nous sommes
produits à Fribourg, le 18 janvier 2014, pour porter notre projet sur les fonts baptismaux, avec un
relatif succès. C’est au lendemain de notre prestation de Fribourg que des dissensions, se
nourrissant de moult amalgames, ont émergé au sein de la Constituante mise en place en vue d
réaliser le projet. La plupart des membres n’ont pas voulu ouvertement assumer les responsabilités
financières relatives à l’organisation de l’événement de Fribourg. Plus subtils, d’autres se sont
subitement réfugiés dans des considérations terminologiques pour mieux dissimuler leur dérobade
face à l’ardoise de Fribourg. Nous aimerions profiter de cette occasion pour faire une clarification et
une mise au point, et ensuite lancer un appel.
Tout en étant constamment ouverts au dialogue, nous restons convaincus du bien-fondé de la ligne
éditoriale de l’ouverture fixée à notre projet, pour tenter de rassembler tous les Congolais qui le
souhaitent au-delà de ce qui les divisent et qui les a toujours divisés, et paralysé leur action
commune, en vue de constituer ensemble une grande force d’action au profit de nous-mêmes et
de notre pays. Mais prêcher l’ouverture ne signifie en aucun cas vendre son âme. Toutefois,
ici, le mot doit être entendu dans un sens positif plutôt que négatif. Que l’opinion soit rassurée :
l’ouverture de notre démarche est soumise à un discernement à même de nous permettre de
distinguer le bon grain de l’ivraie ; l’ouverture que nous prônons obéit à une prudence et à des
précautions toujours prêtes à la débarrasser de toutes les scories pouvant compromettre le projet luimême.
En tout cas nous y veillons, car c’est la moindre des choses. Notre ouverture n’est pas une
ouverture naïve, comme une vue de l’esprit ; elle est déjà et avant tout une ouverture tamisée
par l’expérience, instruite par nos échecs passés, confortée par les espoirs que nous
nourrissons. Cette ouverture, qui s’exprime à travers notre souplesse dans la considération de
l’épineuse question de la nationalité (nous voulons rassembler non seulement ceux qui détiennent le
passeport congolais mais encore tous ceux qui se réclament d’origine congolaise) et dans le
traitement des opinions politiques, cette ouverture, disions-nous, qui n’est pas béate, connaît le
Rubicon à ne pas franchir, car nous veillons continuellement au grain. Nous n’inviterons pas aux
assises de la Convention quelqu’un comme Lambert MENDE, ou Jean-Pierre KAMBILA, encore
moins Joseph KABILA lui-même !
La division affaiblit, l’union fait la force. Nous n’obligeons personne qui ne partage notre vision de
nous suivre ; corrélativement, personne n’a le droit de nous empêcher de réfléchir, de concevoir et
d’agir. A part notre peuple institutionnellement réuni, qui d’autre serait le dépositaire de la légitimité
du patriotisme congolais ici ou ailleurs ?
Certes la lecture de la situation politique, économique, sociale et sécuritaire de notre pays incite-telle
l’opinion, au regard de sa complexité, à un positionnement varié, que l’on peut comprendre. Et,
en démocrates, nous sommes respectueux des opinions politiques des autres, surtout de la personne
de ceux qui les émettent, y compris quand nous jugeons ces opinions non défendables. Au-delà des
supporters du régime, les uns sont dans le schéma d’analyse d’un pays occupé par des étrangers et
qu’il faut à tout prix libérer, les autres dans celui d’une opposition classique à un pouvoir usurpé qui
ne fonctionne pas dans l’intérêt majeur du peuple congolais. Mais les uns et les autres sont-ils
condamnés à ne jamais s’entendre pour avancer ? Après tout, tout chemin ne mène-t-il pas à Rome,
comme l’on dit ? Quant à nous, jusqu’à preuve du contraire, nous nous considérons comme
membres de la société civile congolaise. Nous ne faisons pas de la politique active. Nous ne
sommes pas un parti politique, ni une plate-forme de partis. Mais comme citoyens congolais vivant
en Suisse, ou comme Suisses d’origine congolaise, nous sommes dans une démarche patriotique
d’organisation de notre diaspora, de manière, à terme, à constituer un lobbying puissant en faveur
du Congo, profitant de la proximité des institutions internationales où souvent des décisions
concernant notre pays sont prises, sans que nous soyons capables d’agir sur le processus
décisionnel pour nous les rendre favorables. Nous nous faisons un devoir impérieux d’agir avec
tous ceux qui partagent cette vision au-delà de leurs étiquettes, qu’ils soient anciens mobutistes ou
anciens kabilistes repentis, qu’ils soient membres de l’opposition ou de la société civile, qu’ils
aiment ou non la politique, qu’ils oeuvrent ou non dans les mouvements associatifs, peu importe.
Vivant ici en Suisse, sommes-nous à jamais condamnés à ne pas nous entendre sur des objectifs
communs précis, au nom de notre communauté de destin et de l’amour du Congo ? Voilà la question
qui devrait nous préoccuper. La division affaiblit, l’union fait la force. Nous n’obligeons personne
qui ne partage notre vision de nous suivre ; corrélativement, personne n’a le droit de nous empêcher
de réfléchir, de concevoir et d’agir. A part notre peuple institutionnellement réuni, qui d’autre serait
le dépositaire de la légitimité du patriotisme congolais ici ou ailleurs ?
Décidément, le plus grand ennemi du Congo n’est-il pas d’abord le Congolais lui-même avec sa
propension à la diabolisation et son corrélat : les divisions !
Au sein de notre cellule constituante, deux de nos membres issus des rangs des combattants, que
nous avions approchés et responsabilisés auparavant, conformément à notre vision, pour s’occuper
de la communication, sensibilisation et mobilisation, et qui ont cheminé pendant un temps avec
nous dans la préparation du projet, sont vite allés en besogne, en portant contre nous, depuis notre
divergence concernant la vision du projet, de graves et fausses accusations, qui se ramènent à un
simple procès d’intention. En ce qui nous concerne, cherchant à tout prix à éviter une polémique
que nous considérions alors comme sans objet, nous avons tergiversé avant de répondre, d’autant
plus que ce n’était pas la première fois que ces accusations étaient portées contre nous par les
mêmes. A y réfléchir de près, après coup, c’était peut-être une erreur de notre part d’avoir laissé
passer trop de temps ; nous aurions dû répondre du tic au tac pour vite y couper court afin d’éviter
le discrédit.
Première accusation. « Nous serions des kabilistes obnubilés par le pouvoir ! » Pour ceux qui
nous critiquent, l’ouverture prônée dans notre projet serait synonyme du kabilisme ! Sans
vouloir polémiquer avec eux, et prenant l’opinion à témoin, nous leur laissons la responsabilité
d’apporter le moindre début de preuve que nous roulons pour le régime en place au Congo. Nous
sommes les seuls garants et dépositaires de l’orientation philosophique d’ouverture que nous
avons voulu donner à notre démarche et nul ne peut nous obliger à nous en départir. Nous
avons la conscience tranquille et ne sommes pas achetables à coup de millions ou de milliards
kabilistes ! Notre peuple, qui a perdu 8 millions d’âmes à cause de l’incurie et de la complicité du
pouvoir que nous décrions tous, mérite mieux que de vaines querelles ; eh ! bien, que l’on ne
compte pas un seul instant sur nous pour le trahir. Face à l’ampleur de la souffrance de notre peuple,
personne dans notre communauté, fût-il important, ne peut prétendre détenir le monopole de la
compassion. Evitons la diversion.
Au demeurant, nous avons compris que l’équation ouverture=kabilisme, établie par nos détracteurs,
était en réalité un prétexte habilement trouvé pour ne pas s’acquitter de leur quote-part exigible pour
payer la lourde facture engendrée par notre prestation de Fribourg. Qu’à cela ne tienne, cette facture
a été payée pour finir grâce aux sacrifices de quelques-uns ! Cette fuite en avant de nos détracteurs
était aussi un prétexte pour empêcher que l’on leur demande des comptes concernant leurs
responsabilités dans la constituante. Quand nous étions ensemble, leur engagement et leur bilan
dans le travail abattu sont restés proches de zéro. Voilà la réalité. Aucune cotisation payée, travail
pas fait, seulement des anathèmes, des accusations, des insultes pour tout compte, dans l’intention
délibérée de salir l’honneur des autres collègues… Finalement, comme dit la maxime, « celui qui
veut noyer son chien l’accusera toujours de rage. » Ce que les Chinois, à leur manière, expriment
par le proverbe : « Lorsque la pierre tombe sur l’oeuf, pauvre oeuf ; lorsque l’oeuf tombe sur la
pierre, pauvre oeuf ! ». Décidément, le plus grand ennemi du Congo n’est-il pas d’abord le
Congolais lui-même avec sa propension à la diabolisation et son corrélat : les divisions !
Qui, en fait, dans notre communauté, est dépositaire de légitimité pour se sentir autorisé, lui et lui
seul, à décréter des brevets de légitimité patriotique aux autres Congolais ? Personne, absolument
personne !
Pour revenir au fond du problème, qui, en fait, dans notre communauté, est dépositaire de légitimité
pour se sentir autorisé, lui et lui seul, à décréter des brevets de légitimité patriotique aux autres
Congolais ? Personne, absolument personne. Nous sommes tous seulement comptables, devant
l’opinion, de notre comportement et des actes que nous posons au sein de la communauté, seul
juge. L’on peut bien comprendre, sur un plan psychosociologique, que les membres de la diaspora
congolaise, dont la personnalité de base a été façonnée par la culture politique dictatoriale de
mauvais régimes successifs que nous avons tous connus, soient dans le doute, à cause de multiples
trahisons dont ils sont constamment l’objet. Car après tout, comme l’on dit, un chat échaudé craint
l’eau froide. Mais de là à porter indûment des accusations infondées à l’endroit des collègues, à
jeter l’opprobre sur les gens, il y a un pas qu’il faut bien se garder de franchir n’importe comment.
Dans le contexte de vie actuel de notre communauté, plombée par le négativisme, si certaines
personnes que nous approchons, d’elles-mêmes se montrent un peu trop prudentes ou méfiantes à
l’égard d’une initiative dont elles déclarent volontiers ne pas encore être en mesure de maitriser les
tenants et les aboutissants, ce qui reste après tout leur droit le plus absolu, cela paraît normal et nous
sommes prêts à le comprendre. Car nous pensons que c’est à nous, initiateurs du projet, de
continuer à aller vers elles pour les convaincre d’y adhérer. Mais, dans le cas contraire, quand les
gens sont contraints à subir et à se mettre sous l’influence d’une campagne de diabolisation menée
par quelques-uns d’entre nous, ce qui commence à être le cas maintenant, cela semble regrettable et
strictement condamnable.
Deuxième accusation. « Nous serions des collabos de la macabre entreprise kabiliste de
démolissement de notre pays ! » Depuis l’avènement du nazisme en Occident, le mot « collabo »,
diminutif familier de « collaborateur », désignait ainsi, historiquement, tout suppôt du nazisme ; il
désigne aujourd’hui, par extension, tout celui qui est complice d’une oeuvre de destruction, à large
échelle, du bien commun ; tout celui qui est de mèche avec un pouvoir illégitime dont le but avoué
ou non est tel, c’est-à-dire mettre en danger l’existence d’une communauté, d’un groupe humain. Il
n’échappe donc à personne que ce vocable, depuis, est très connoté, péjorativement parlant, surtout
quand il est employé en matière de tout ce qui touche de près ou de loin à la chose publique. Mais
figurez-vous que nos détracteurs, mécontents et incapables de contribuer à régler différemment
notre différend, s’en tiennent à la solution de facilité, qui consiste à se servir de ce mot odieux
contre nous, à en faire usage pour nous qualifier, dans le but simplement de porter atteinte à notre
honneur, à notre réputation. Nous nous demandons vraiment si, en leur âme et conscience, en ayant
recours à ce terme, ils en ont suffisamment de discernement et ont bien pris toute la mesure de
l’insulte. Emettons une hypothèse : de deux choses l’une, ou bien au mieux, la langue leur a
fourché, comme l’on dit, et dépassé leur pensée, ce qui leur laisse toute la latitude de s’excuser, ou
bien au pire, ils sont méchants et persistent et signent dans l’usage de leur insulte immonde. C’est à
eux de se positionner. Quant à nous, dans le meilleur des cas, nous sommes prêts à accepter leurs
excuses ; dans le pire des cas, nous sommes aussi mentalement préparés à les considérer comme ils
mériteraient de l’être, sachant qu’après tout, comme diraient les Anciens, il n’y a rien de nouveau
sous le soleil des hommes, car la vie n’est qu’une redite éternelle.
Troisième accusation. « Nous serions des traîtres à la patrie, pas radicalement acquis à la
cause du changement au Congo ! » Nous ne sommes pas bien placés, susurrent nos dénigreurs,
pas dignes d’organiser un espace de réflexion et de concertation entre Congolais, parce que « nous
ne serions pas, comme eux, radicalement acquis au changement. » De là tout serait permis contre
nous : nous serions des traîtres, de mauvais Congolais, d’ignobles compatriotes, et deviner tous le
autres qualificatifs de mauvais goût possibles et imaginables… Mais qui d’entre nous, à moins
d’être fou, serait hostile au changement chez nous, dans notre pays (changement à entendre au sens
de propulsion de notre société vers de meilleures conditions de vie) ? Quel est ce Congolais qui ne
rêve pas d’appartenir à un pays émergent dans la solidarité, l’Etat de droit et le développement, où il
fait bon vivre ? Qui peut être fier de partager le destin d’un pays qui a d’immenses atouts, comme
le nôtre, mais qui se retrouve toujours le dernier de la classe de tous les indices internationaux du
développement humain ?
Nous savons et saurons toujours gré au mouvement des combattants d’avoir contribué tant soit peu
à sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur la crise de légitimité institutionnelle que
connaît notre pays (résultats électoraux trichés, Constitution pas respectée, décideurs politiques
illégitimes, etc.), n’en déplaise aux thuriféraires du régime en place. Cela, l’histoire le retiendra.
Mais la grande erreur de certains combattants qui nous critiquent, consiste à s’imaginer que notre
action est destinée à faire de l’ombre au rayonnement de leur mouvement. Nous affirmons ici haut
et fort que nous ne sommes pas leurs ennemis. Nous invitons nos accusateurs à se ressaisir, à sortir
de leur radicalisme pour comprendre le bien-fondé de la pluralité de stratégies quand l’on affronte
une adversité si complexe. L’efficacité d’une flèche lancée dépend moins de l’énergie de celui qui la
lance que de la précision de son objectif ; la noblesse et l’efficacité de tout combat juste ne réside
pas dans son monolithisme, mais dans sa capacité à construire des ponts entre tous les
protagonistes. Eu égard au défi à relever dans l’intérêt de notre communauté, il importe plutôt de
préciser qu’il existe, en réalité, entre les autres et nous, non un débat qu’il faut entretenir mais un
problème qu’il convient de résoudre, celui de la tolérance et de la compréhension mutuelle.
Inspirés par la culture politique helvétique de concordance – caractérisée par l'intégration autant que
faire se peut de toutes les forces politiques vives en présence, le rejet des conflits et la recherche de
solutions concertées aux problèmes -, nous voulons avancer ensemble avec tous les hommes et
toutes les femmes de bonne volonté.
Nous mettons en garde nos détracteurs contre leur campagne de diabolisation ; nous leur tendons la
main pour une réconciliation, s’ils le souhaitent, et leur demandons de cesser, sans délai, d’oeuvrer à
l’intoxication des esprits et au sabotage du travail pour lequel tant d’efforts et de sacrifices ont déjà
été consentis, comme ils l’ont publiquement annoncé et commencé à le faire. Dans le cas contraire,
nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens légaux qui nous permettent de nous
défendre. Notre porte pour un dialogue avec eux, ainsi que nous l’avons toujours souhaité – ils le
savent bien –, reste ouverte malgré tout. S’ils le veulent, en début décembre prochain, ils seront les
bienvenus aux assises de la Convention des Congolais de Suisse, car, nous, contrairement à eux,
nous ne tenons pas à exclure ou à diaboliser les Congolais. Nous voulons rester maîtres de notre
agenda, forts de notre conviction que, ce qui importe pour nous, c’est l’intérêt de notre communauté
diasporique et de notre pays. Et, gagnés à la cause de la quête d’un nouvel avenir pour le peuple
congolais et inspirés par la culture politique helvétique de concordance – caractérisée par
l'intégration autant que faire se peut de toutes les forces politiques vives en présence, le rejet des
conflits et la recherche de solutions concertées aux problèmes -, nous voulons avancer ensemble
avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.
Nous invitons notre public à ne pas se faire avoir, à ne pas se laisser entraîner dans une campagne
de diffamation haineuse et mensongère. Nous en appelons à son esprit critique, nous faisons
confiance à son sens de discernement. Nous l’invitons à ne pas avoir peur, à s’engager avec nous
pour la réussite totale de la Convention en y prenant une part active. Nous en profitons pour réitérer
ici, encore une fois, notre appel à contribution pour tous ceux et toutes celles qui ont une expertise à
proposer. Une fois le moment venu, lors de la tenue de la Convention, si besoin était, en raison de
la menace reçue, des dispositions sécuritaires draconiennes seraient prises, conformément à la loi,
pour la sérénité des travaux dont l’issue, à coup sûr, sera attendue avec espoir et impatience par
notre communauté. « Veritas libera bit vos », « la vérité vous rendra libres », disent les Ecritures.
Merci de votre lecture et de votre compréhension !
Pour le Comité de pilotage de la Convention des Congolais de Suisse :
● Fifi Séverine TSHIMINI, présidente (Genève)
● Ferdinand ILUNGA, 1er vice-président (Fribourg)
● Abbé Jean-Pierre NDIANYAMA, 2ème vice-président (Boncourt/Jura)
● Dieudonné-Daniel MUSABUKA N’KENA, secrétaire (Monthey/Valais)
● Ami MUKWA, trésorière (Fribourg)
● Ghislaine Mayuku BOLIMANGO, trésorière adjointe (Monthey/Valais)
● Jean-Paul KUELO Mwela, Commission de la Sensibilisation, de la Promotion et de la Mobilisation (Crassier/Vaud)
● Jacques EKOFE, Commission de la Sensibilisation, de la Promotion et de la Mobilisation (Lausanne/Vaud)
● Godefroid ELONGAMA, Commission de la Souveraineté et de la Sécurité (Genève)
● Liliane MALONDA, Commission des Médias et de la Communication (Lausanne/Vaud)
● François KAMBA, Commission scientifique (Genève)